jeudi 27 février 2025
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-24LY03632 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | contentieux répressif |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Voies Navigables de France (VNF) a demandé au tribunal administratif de Dijon de liquider l'astreinte journalière de 150 euros ayant couru en raison de l'inexécution du jugement n° 2202770 du 14 septembre 2023 enjoignant à M. B A d'évacuer son bateau Sigoleine du port de Longvic qu'il occupe sans droit ni titre.
Par jugement n° 2400347 du 11 septembre 2024, le tribunal a liquidé l'astreinte due par M. A à la somme de 12 650 euros.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 27 décembre 2024, M. A demande à la cour d'annuler ce jugement, de rejeter la demande de liquidation de VNF et de le décharger de l'obligation de payer la somme de 12 650 euros.
M. A soutient que la confusion entre les immatriculations PA-1457, radiée des registres, et LY-000445 actuellement attribuée à son bateau frappent d'immatérialité les faits à raison desquels l'astreinte a été liquidée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement () des cours () peuvent () par ordonnance () : 7° Rejeter () les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien- fondé () ".
2. L'article 2 du jugement n° 2202770 du 14 septembre 2023 dont le jugement attaqué assure l'exécution, fait injonction à M. A de libérer l'emplacement qu'occupe, dans le port de Longvic, le Sigolène sans égard à son immatriculation. M. A qui ne possède qu'un seul bateau sous cette dénomination, ne conteste pas utilement la liquidation d'astreinte à laquelle a procédé le tribunal en se bornant à soutenir que la persistance de l'occupation domaniale sans droit ni titre après le 14 septembre 2023 ne serait pas matériellement établie au seul motif que le procès-verbal établi par un agent de VNF, antérieurement à sa condamnation, aurait fait référence à une immatriculation qui n'a plus cours.
3. Il résulte de ce qui précède que le moyen invoqué avant l'expiration du délai d'appel est manifestement dépourvu de fondement et que la requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Lyon, le 27 février 2025.
Le président de la 4ème chambre
Ph. Arbarétaz
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
1
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Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026