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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-25LY00692

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-25LY00692

lundi 15 septembre 2025

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-25LY00692
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantCISSE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Mme B... A... a demandé au tribunal administratif de Dijon d’annuler la décision du 17 février 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Dijon a refusé de lui accorder, ainsi qu’à sa famille, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil des demandeurs d’asile.

Par un jugement n° 2500598 du 7 mars 2025, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 12 mars 2025, Mme A..., représentée par Me Cissé, demande à la cour :

1°) d’annuler le jugement du 7 mars 2025 ;

2°) d’annuler la décision lui refusant les conditions matérielles d’accueil, pour excès de pouvoir ;

3°) d’enjoindre à l’OFPRA de rétablir, à son profit et à celui de ses enfants, le bénéfice de ces prestations ;

4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 000 euros, en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la décision contestée :

– méconnaît les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu’elle est en situation de grande vulnérabilité ;

– méconnaît le considérant 35 de la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

– la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale ;

– le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

– le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents des cours administratives d’appel (…) peuvent, (…) par ordonnance, rejeter (…), après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. (…) ».

Mme A..., ressortissante ivoirienne née le 8 février 1985, déclare être entrée le 6 octobre 2023 en France, où elle a sollicité l’enregistrement d’une demande de protection internationale le 27 novembre suivant. Le rejet de cette demande, le 8 juillet 2024, par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), a été confirmé le 8 janvier 2025 par la Cour nationale du droit d'asile. Le 20 janvier suivant, Mme A... a fait l’objet d’une décision d’éloignement. Le 17 février 2025, elle a déposé une demande de réexamen de sa demande d'asile auprès de la préfecture de la Côte-d’Or. Le même jour, la directrice territoriale de l’Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Dijon lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil, ainsi qu’à ses enfants, à savoir, deux majeurs de vingt-deux ans et quatre mineurs âgés de seize, douze, huit et un an. Mme A... fait appel du jugement du 7 mars 2025 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande tendant à l’annulation de cette décision.

Mme A... se borne à reprendre dans sa requête les moyens invoqués devant le tribunal administratif de Dijon. Ces moyens ont été écartés à bon droit par le premier juge. Par suite, il y a lieu, par adoption des motifs du jugement de première instance, à l’encontre desquels la requérante ne formule d’ailleurs aucune critique utile ou pertinente, de rejeter la requête présentée par Mme A... devant la cour, qui est manifestement dépourvue de fondement, y compris en ses conclusions aux fins d’injonction et de mise à la charge de l’État des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre d’État, ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au directeur général de l’OFII.

Fait à Lyon, le 15 septembre 2025.

Le président,

Gilles Hermitte

La République mande et ordonne au ministre d’État, ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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