lundi 19 mai 2025
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-25LY00988 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Mme B G veuve E, Mme H E, Mme I E, Madame C F et Mme D F, représentées par Me Labrunie, ont demandé au tribunal administratif de Grenoble :
1°) de condamner l'État à leur verser des sommes suivantes, en réparation des préjudices subis, en qualité de victimes " par ricochet " du décès de M. A E, outre les intérêts de droit à compter du 28 septembre 2021 et capitalisation des intérêts :
- 4 962,54 euros au titre des frais divers de Mme G ;
- 32 639 euros au titre du préjudice économique de Mme G ;
- 70 000 euros au titre du préjudice moral de Mme G ;
- 30 000 euros au titre du préjudice moral de Mme H E ;
- 30 000 euros au titre du préjudice moral de Mme I E ;
- 10 000 euros au titre du préjudice moral de Mme C F ;
- 10 000 euros au titre du préjudice moral de Mme D F ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2200559 du 11 février 2025, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté les demandes de Mmes G, E et F.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 10 avril 2025, Mmes G, E et F, représentées par Me Labrunie, demandent à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2200599 du tribunal administratif de Grenoble du 11 février 2025 ;
2°) de condamner l'État au versement des sommes demandées ;
3°) de majorer le montant d'indemnisation des préjudices, des intérêts de droit à compter du 28 septembre 2021, date de la demande d'indemnisation, avec capitalisation des intérêts échus à compter de cette même formalité ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 322-3 du code de justice administrative : " Lorsque le président d'une cour administrative d'appel saisie d'un litige relevant de sa compétence constate qu'un des membres de la cour est en cause ou estime qu'il existe une autre raison objective de mettre en cause l'impartialité de la cour, il transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat qui en attribue le jugement à la juridiction qu'il désigne. ".
2. Par décret du 8 mars 2024, le président de la cour administrative d'appel de Lyon ayant été nommé en qualité de président du CIVEN, il y a lieu, dans le souci d'une bonne administration de la justice, de faire application des dispositions de l'article R. 322-3 du code de justice administrative et de transmettre le dossier de la requête de Mmes G, E et F au président de la section du contentieux du Conseil d'État.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mmes G, E et F est transmise au président de la section du contentieux du Conseil d'État.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B G veuve E, Mmes H et I E et Mmes C et D F, au ministre des armées et au président de la section du contentieux du Conseil d'État.
Fait à Lyon, le 19 mai 2025.
Le président de la cour,
G. Hermitte
Pour expédition conforme,
La greffière,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026