mercredi 10 septembre 2025
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-25LY01014 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand, d'une part, d'annuler la décision implicite par lequel le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de renouveler son titre de séjour, d'autre part, d'enjoindre à cette autorité de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle, subsidiairement, de réexaminer sa demande après remise d'un récépissé.
Par ordonnance n° 2500299 du 9 avril 2025, la présidente du tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes à fins d'annulation et d'injonction au motif qu'en cours d'instance le préfet du Puy-de-Dôme a informé la juridiction de sa décision de délivrer une carte de séjour pluriannuelle valable du 6 mars 2025 au 5 mars 2027.
Procédure devant la cour
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 avril 2025 et le 9 mai 2025, Mme B, représenté par Me Bourg (AARPI Ad-Vocare), demande à la cour :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution du refus implicite de titre de séjour, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond n° 25LY00996 ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy- de-Dôme de lui remettre sous deux jours, une autorisation provisoire de séjour et de travail valable jusqu'à la délivrance du titre de séjour pluriannuel, sous astreinte journalière de 100 euros par jour de retard.
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la situation dans laquelle la place la poursuite de l'exécution de la décision litigieuse relève de l'urgence ;
- elle invoque des moyens sérieux tirés du défaut de motivation, après demande de communication des motifs, et de la méconnaissance des articles L. 423-33 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le 29 avril 2025, le préfet du Puy-de-Dôme a informé la Cour du retour de fabrication du titre pluriannuel demandé par Mme B et le 23 juin 2025, de la remise du titre.
Le 9 juillet 2025, Mme B a été mise en demeure, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de produire un mémoire ou un courrier par lequel elle maintient ses conclusions.
Par décision du 4 juin 2025, le bureau d'aide juridictionnelle a admis Mme B à l'aide juridictionnelle totale.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
En dépit de la mise en demeure qui lui a été adressée, Mme B n'a pas expressément maintenu ses conclusions. Dès lors, rien ne s'oppose à ce qu'il lui soit donné acte de son désistement en vertu de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée au préfet du Puy-de-Dôme
Fait à Lyon, le 10 septembre 2025.
Le président de la 4ème chambre
Ph. ArbarétazLa République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
1
N° 25Y01014
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026