mercredi 11 juin 2025
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-25LY01396 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. C a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour présentée le 4 octobre 2022 et de prononcer une injonction à l'encontre de ce dernier.
Par un jugement n° 2304644 du 15 avril 2025 le tribunal a annulé cette décision et enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de titre de séjour présentée le 4 octobre 2022 par M. A dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 24 mai 2025, M. C, représenté par Me Lantheaume, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ainsi que l'arrêté du préfet du Rhône du 4 avril 2025 portant rejet de sa demande de titre de séjour et invitation à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer une carte de séjour temporaire " vie privée et familiale " ou " salarié " dans le délai de trente jours suivant la notification de l'arrêt, subsidiairement de lui enjoindre de réexaminer sa situation dans le même délai ;
3°) que l'État lui verse en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés en première instance et, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, paie à son conseil une somme de 2 000 euros pour les frais exposés en appel, sinon lui verse cette somme au titre de l'article L. 761-1 ci-dessus.
Il soutient que :
- le jugement est irrégulier faute de viser et analyser le refus de titre qui lui a été notifié le 8 avril 2025 et en l'absence de réouverture de l'instruction ;
- les décisions en cause sont entachées d'incompétence ;
- la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;
- il justifie d'une résidence habituelle et ininterrompue en France depuis 2013, soit depuis plus de dix ans à la date de la décision litigieuse ;
- cinq erreurs de fait ont été commises et aucun examen réel et sérieux de sa situation n'a été réalisé ;
- les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnus et une erreur manifeste d'appréciation a été commise ;
- il y a violation de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et erreur manifeste d'appréciation ;
- une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation ont été commises au regard de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 4 juin 2025 ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. D'une part, M. A est sans intérêt à relever appel du jugement attaqué, qui lui a donné satisfaction.
3. D'autre part, M. A qui, le 24 mai 2025, a saisi le tribunal, seul compétent pour en connaitre en premier ressort, d'un recours dirigé contre l'arrêté de la préfète du Rhône du 4 avril 2025, ne saurait également en demander directement l'annulation par la cour.
4. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A, qui sont manifestement irrecevables, ne peuvent qu'être rejetées.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit, dans l'ensemble de ses conclusions, être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er :La requête de M. A est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. C et au ministre d'État, ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, 11 juin 2025.
Le président de la 7ème chambre,
V-M. Picard
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026