jeudi 11 septembre 2025
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-25LY01653 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | autres |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 23 juin 2025, M. B C demande à la cour :
1°) d'engager des poursuites pénales à l'encontre de Mme A C qui se maintient en situation irrégulière sur le territoire français, au mépris de la justice et des lois de la République, et persiste à exercer une activité professionnelle sous couvert de titres administratifs périmés ;
2°) de veiller au respect des décisions administratives et juridictionnelles concernant Mme A C et notamment de faire procéder au retrait du certificat de résidence dont elle a bénéficié à la suite d'une " escroquerie au mariage " commis à son préjudice.
Il soutient que :
- Mme C a contracté mariage avec lui le 16 février 2019 en Algérie pour obtenir un titre de séjour en France ;
- la préfète de l'Ain a procédé au retrait du certificat de résidence que Mme C avait obtenu par fraude et lui a fait obligation de quitter le territoire français, la légalité de ces décisions ayant été confirmée par la cour administrative d'appel ;
- Mme C se maintient néanmoins sur le territoire français où elle est hébergée par l'association Adoma et où elle persiste à exercer une activité professionnelle.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. En premier lieu, aux termes de l'article 40 du code de procédure pénale : " Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner conformément aux dispositions de l'article 40-1. () " et aux termes de l'article 40-1 du même code : " Lorsqu'il estime que les faits qui ont été portés à sa connaissance en application des dispositions de l'article 40 constituent une infraction commise par une personne dont l'identité et le domicile sont connus et pour laquelle aucune disposition légale ne fait obstacle à la mise en mouvement de l'action publique, le procureur de la République territorialement compétent décide s'il est opportun : / 1° Soit d'engager des poursuites ; () ".
3. En vertu des dispositions précitées du code de procédure pénale, il n'appartient pas au juge administratif d'engager des poursuites pénales, notamment à l'encontre des ressortissants étrangers se maintenant en situation irrégulière sur le territoire français, les conclusions de M. C tendant à ce que des poursuites pénales soient engagées à l'encontre de Mme A C doivent dès lors être rejetées comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. () ".
5. Si les conclusions de M. C demandant à la cour de veiller au respect des décisions administratives et juridictionnelles concernant Mme A C peuvent être regardées comme tendant à l'exécution d'un arrêt n° 23LY01058 - 23LY01059 du 21 juillet 2023, par lequel la cour administrative d'appel de Lyon a, sur une requête de la préfète de l'Ain, annulé un jugement du tribunal administratif de Lyon et rejeté la demande de Mme C tendant à l'annulation des décisions par lesquelles la préfète a procédé au retrait de son certificat de résidence et lui a fait obligation de quitter le territoire français, M. C, qui n'était pas partie à cette instance, n'a pas qualité pour présenter de telles conclusions, qui sont dès lors manifestement irrecevables.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête de M. C ne peuvent qu'être rejetées comme ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative, en tant qu'elles tendent à l'engagement de poursuites pénales, et comme étant manifestement irrecevables, en tant qu'elles tendent à l'exécution des décisions administratives et juridictionnelles concernant Mme C, ce rejet pouvant être prononcé par ordonnance sur le fondement des dispositions précitées des 2° et 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C.
Fait à Lyon, le 11 septembre 2025.
Le président de la 6ème chambre,
François Pourny
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026