mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA03196 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELARL ERIC VEVE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société JL Immobilier a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Montreuil a rejeté la demande formulée le 8 mars 2021 de retrait pour fraude de la décision de non-opposition à la déclaration préalable de travaux n° DP 93048 19 B0369 déposée par M. B C et Mme D A en date du 4 décembre 2019.
Par un jugement n° 2109862 du 12 mai 2022 le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 12 juillet, 8 décembre, 26 décembre 2022 et 25 janvier 2023, la société JL Immobilier, représentée par Me Grangeon, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2109862 du 12 mai 2022 du tribunal administratif de Montreuil ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet du 10 mai 2021 du maire de la commune de Montreuil ;
3°) d'enjoindre au maire de la commune de Montreuil de lui délivrer une décision de retrait pour fraude de sa décision de non-opposition du 4 décembre 2019 dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer le recours gracieux aux fins de retrait pour fraude de la société requérante en date du 8 mars 2021 dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Montreuil une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de condamner aux dépens.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 novembre et le 19 décembre 2022, la commune de Montreuil, représentée par Me Moghrani, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société requérante la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 décembre 2022, M. B C et Mme D A, représentés par Me Vève, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société requérante la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 14 août 2024, la société JL Immobilier déclare se désister de l'instance et de l'action et demande que la Cour statue ce que de droit sur les frais irrépétibles et les dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Par un mémoire enregistré le 14 août 2024, la société JL Immobilier déclare se désister de l'instance et de l'action. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés à l'instance :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge de la société JL Immobilier les frais liés à l'instance.
Sur les dépens :
4. En l'absence de dépens, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société JL Immobilier.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la société JL Immobilier.
Article 2 : Les conclusions de la société JL Immobilier relatives au paiement des frais liés à l'instance et des dépens sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société JL Immobilier, à la commune de Montreuil, à M. B C et à Mme D A.
Fait à Paris, le 17 septembre 2024.
Le président de la 1ère chambre,
I. LUBEN
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026