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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-24PA02219

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-24PA02219

mercredi 25 septembre 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-24PA02219
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantCHEIX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme A a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler l'arrêté du 6 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement.

Par un jugement n° 2217857 du 5 février 2024, le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 16 mai 2024, Mme A, représentée par Me Cheix, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement n° 2217857 du 5 février 2024 rendu par le tribunal administratif de Montreuil ;

2°) d'annuler l'arrêté du 6 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;

3°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que Me Cheix renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ou, en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, de lui verser directement cette somme.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la régularité du jugement :

- le jugement attaqué est entaché d'irrégularité dès lors que son ampliation n'est pas revêtue de la signature du rapporteur, du président et du greffier, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 741-1 du code de justice administrative ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'une dénaturation des pièces du dossier et d'une contradiction de motifs.

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance du titre de séjour :

- il n'est pas justifié de la régularité de la composition du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ni du caractère collégial de leur délibération ;

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New York relative aux droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle doit être annulée en conséquence de l'annulation de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New York relative aux droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision fixant un délai de départ volontaire :

- elle doit être annulée en conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle doit être annulée en conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 avril 2024 près le tribunal judiciaire de Paris.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention de New York relative aux droits de l'enfant ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, ressortissante ivoirienne, née le 28 mai 1986 et entrée en France le 17 juillet 2013 selon ses déclarations, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent accompagnant un enfant mineur malade. Par un arrêté du 6 septembre 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Mme A interjette appel du jugement du 5 février 2024 par lequel le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance : () 7° Rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

En ce qui concerne la régularité du jugement :

3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la minute du jugement attaqué a été signée par le président de la formation de jugement, le rapporteur et le greffier d'audience, conformément aux prescriptions de l'article R. 741-7 du code de justice administrative. La circonstance que l'ampliation du jugement qui a été notifiée à Mme A ne comporte pas ces signatures est sans incidence sur la régularité de ce jugement.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 9 du code de justice administrative : " Les jugements sont motivés ". Il ressort du point 3 du jugement attaqué que les premiers juges, qui n'étaient pas tenus de répondre à l'ensemble des arguments de la demande, ont suffisamment motivé leur réponse au moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation du jugement doit être écarté.

5. En troisième lieu, hormis le cas où le juge de première instance a méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s'imposaient à lui et a ainsi entaché son jugement d'une irrégularité, il appartient au juge d'appel, non d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis, mais de se prononcer directement sur les moyens dirigés contre la décision administrative contestée dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. Par suite, Mme A ne peut utilement soutenir que les premiers juges auraient entaché son jugement d'une dénaturation des pièces du dossier.

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance du titre de séjour :

6. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'avis du collège des médecins de l'OFII du 20 juillet 2022, signé par les trois médecins composant ce collège, porte la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant " qui fait foi du caractère collégial de cet avis jusqu'à preuve du contraire. Par suite, dès lors que la requérante n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause le caractère collégial de cet avis, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.

7. En deuxième lieu, l'arrêté mentionne notamment l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique avec suffisamment de précisions, les circonstances de fait sur lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

8. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté, ni des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de Mme A.

9. En quatrième lieu, Mme A réitère en appel le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort des pièces du dossier que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rendu, le 20 juillet 2022, un avis sur la situation médicale de l'enfant Abdoulaye Cissé, dont il ressort que son état de santé requiert une prise en charge dont le défaut ne devrait toutefois pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les premiers juges ont relevé que l'état de santé de cet enfant, né le 24 août 2015 et atteint d'autisme, requiert une prise en charge sur plusieurs années notamment en orthophonie et en psychomotricité et que ces soins ne sont pas dispensés en Côte d'Ivoire. Toutefois, les premiers juges ont également relevé qu'il ressortait des écritures et des pièces produites par le directeur général de l'OFII que, compte tenu de l'état de santé d'Abdoulaye, dont le handicap est désormais fixé et ne pourra être modifié significativement par aucun traitement médical, le seul suivi désormais essentiel est d'ordre psycho-éducatif, lequel est disponible en Côte d'Ivoire, de même que le traitement par medikinet et mélatonine qui lui a été prescrit. En reprenant son argumentation de première instance sans apporter de nouveaux éléments pertinents de droit ou de fait, la requérante ne remet pas en cause cette circonstance et l'appréciation portée par les premiers juges au point 8 de leur jugement. Par suite, ce moyen doit être écarté.

10. En cinquième lieu, ainsi que l'on relevé les premiers juges, Mme A ne peut utilement invoquer la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que ces dispositions ne constituent pas le fondement de sa demande de titre de séjour.

11. En sixième lieu, les juges de première instance ont relevé que depuis son entrée sur le territoire français, Mme A a donné naissance à deux enfants nés en 2015 et 2017 et qu'elle partage une vie commune avec le père de ses enfants, également ressortissant ivoirien dont la régularité du séjour n'est pas établie. Toutefois, les premiers juges ont également relevé que la requérante est sans emploi et hébergée par le cousin de son compagnon. Par ailleurs, les premiers juges ont considéré que si la requérante a en France une sœur jumelle, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 18 juillet 2022, mariée à un compatriote titulaire d'une carte de résident valable jusqu'en 2030, eu égard aux conditions de son séjour en France, ainsi qu'aux circonstances propres à sa vie familiale, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts poursuivis par cette mesure. En se bornant à reprendre son argumentation de première instance sans apporter de nouveaux éléments pertinents, la requérante ne remet pas en cause l'appréciation portée à bon droit par les premiers juges. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté par adoption des motifs retenus au point 10 du jugement. Au regard de ce qui vient d'être énoncé, la décision contestée n'est pas d'avantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

12. En dernier lieu, Mme A reprend en appel le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention de New York relative aux droits de l'enfant. Toutefois, les premiers juges ont relevé que compte tenu de la possibilité d'un suivi d'ordre psycho-éducatif en Côte d'Ivoire, et du jeune âge de leurs enfants, Mme A et son compagnon peuvent reconstituer leur cellule familiale dans leur pays d'origine afin d'y poursuivre leur vie privée et familiale, ainsi que les soins de leur fils. En se bornant à reprendre son argumentation de première instance, la requérante ne remet pas en cause l'appréciation portée à bon droit par le tribunal administratif. Par suite, ce moyen doit être écarté par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges au point 12 de leur jugement.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour prise à l'encontre de la requérante n'est pas entachée d'illégalité, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence doit être écarté.

14. En deuxième lieu, ainsi que l'ont relevé les premiers juges au point 16 de leur jugement, Mme A ne peut utilement invoquer les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne concernent pas la situation d'un parent d'un enfant malade.

15. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 11 et 12 de la présente ordonnance, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention de New York relative aux droits de l'enfant ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision fixant un délai de départ volontaire :

16. En premier lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de la requérante n'est pas entachée d'illégalité, le moyen tiré de ce que la décision portant refus de délai de départ volontaire doit être annulée par voie de conséquence doit être écarté.

17. En deuxième lieu, dès lors que le délai de trente jours accordé à un étranger pour exécuter une obligation de quitter le territoire français constitue le délai de départ volontaire de droit commun, l'absence de prolongation de ce délai n'a pas à faire l'objet d'une motivation spécifique, à moins que l'étranger ait expressément demandé le bénéfice d'une telle prolongation. L'intéressée n'alléguant pas avoir formulé une telle demande, elle ne peut utilement soutenir que la décision lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours est insuffisamment motivée. En tout état de cause, l'arrêté en litige mentionne l'absence de circonstance justifiant une telle prolongation. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

18. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ". Il résulte de ces dispositions que le délai de trente jours, accordé à un étranger pour exécuter une obligation de quitter le territoire français correspond au délai de droit commun. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A aurait demandé à bénéficier d'un délai de départ supérieur à trente jours. Par ailleurs, les seules circonstances invoquées par la requérante, tirées de l'état de santé de son fils sans réelles précisions, ne constituent pas des éléments de nature à justifier l'octroi d'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait entaché d'illégalité la décision de lui accorder le délai de départ volontaire de droit commun de trente jours pour quitter le territoire français. Au regard de ce qui vient d'être énoncé, la décision contestée n'est pas d'avantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

19. En premier lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de la requérante n'est pas entachée d'illégalité, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence doit être écarté.

20. En deuxième lieu, les juges de première instance ont relevé que si Mme A soutient appartenir à un groupe social de femmes ivoiriennes qui se sont soustraites à la pratique du mariage forcé et qu'en l'absence de protection des autorités locales elle encourt des risques en cas de retour dans son pays d'origine et fait valoir qu'en 2013, elle a fui la Côte d'Ivoire avec sa sœur jumelle car leur père, décédé le 20 février 2022, souhaitait les marier contre leur gré, la requérante, dont la demande d'asile a d'ailleurs été rejetée, n'établit pas être personnellement exposée, en cas de retour, à des peines ou traitements inhumains et dégradants. En reprenant purement et simplement son argumentation de première instance, Mme A ne remet pas en cause l'appréciation portée à bon droit par les premiers juges au point 26 de leur jugement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

21. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été indiqué au point 9 de la présente ordonnance que le tribunal n'a pas entaché son jugement de contradiction de motifs en relevant que l'état de santé du fils de Mme A s'était stabilisé.

22. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A, en ce qu'elle tend à l'annulation du jugement du 5 février 2024 et de l'arrêté du 6 septembre 2022, est manifestement dépourvue de fondement au sens des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle doit donc être rejetée dans l'ensemble de ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais de l'instance.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Paris, le 25 septembre 2024.

Le président de la 9ème chambre,

S. CARRERE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 0

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