vendredi 29 novembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-24PA03758 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
L'association Blanc Mesnil Sport Judo (BMSJ) a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler la délibération n°2021-04-14 du 1er avril 2021 du conseil municipal de la commune du Blanc-Mesnil approuvant les avenants aux conventions d'objectifs auprès de plusieurs associations et attribuant les subventions de fonctionnement à ces associations en tant que l'association BMSJ n'y est pas mentionnée.
Par un jugement n° 2107393 et 2107408 du 18 juin 2024, le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête sommaire enregistrée le 19 août 2024, l'association BMSJ, représentée par Me Delarue, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2107393 et 2107408 du 18 juin 2024, par lequel le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la délibération
n° 2021-04-14 du 1er avril 2021 du conseil municipal de la commune du Blanc-Mesnil en tant qu'elle n'est pas mentionnée dans les avenants aux conventions d'objectifs et en tant que la commune ne lui accorde une subvention de fonctionnement que de 10 000 euros et non de 40 000 euros ;
2°) d'annuler la délibération n° 2021-04-14 du 1er avril 2021 du conseil municipal de la commune du Blanc-Mesnil en tant qu'elle lui attribue seulement une subvention de fonctionnement de 10 000 euros ;
3°) de mettre à la charge de la commune du Blanc-Mesnil la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Par une lettre du 20 septembre 2024, l'association BMSJ a été mise en demeure de produire, dans un délai d'un mois, le mémoire complémentaire que l'association avait expressément annoncé dans son mémoire introductif à l'instance.
Par une lettre enregistrée le 15 octobre 2024, l'association BMSJ déclare se désister de sa requête.
Par des mémoires, enregistrés les 16 octobre et 27 novembre 2024, la Commune du Blanc-Mesnil déclare accepter ce désistement et maintient sa demande tendant à mettre à la charge de l'association BMSJ la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 21 octobre 2024, l'association BMSJ conclut au rejet de la demande de la Commune de Blanc-Mesnil en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () / 5° statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ".
2. Par une lettre enregistrée le 15 octobre 2024, l'association BMSJ déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune du Blanc-Mesnil présentées sur le fondement des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de l'association BMSJ.
Article 2 : Les conclusions de la commune du Blanc-Mesnil tendant à l'application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Blanc Mesnil Sport Judo et à la Commune du Blanc-Mesnil.
Fait à Paris, le 29 novembre 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui la concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026