mercredi 26 février 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA00137 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2024, M. B A a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, d'ordonner une expertise médicale par un expert dermatologue en vue de constater ses conditions d'incarcération au centre pénitentiaire de Nouméa et son état de santé.
Par une ordonnance n° 2400630 du 27 décembre 2024 le juge des référés du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la demande de M. B A.
Par une requête enregistrée le 8 janvier 2025 M. B A, représenté par
Me Kaigre relève appel de l'ordonnance précitée, conclut à ce que soit ordonnée l'expertise sollicitée et l'Etat condamné à lui verser une somme de 1200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la mesure d'expertise sollicitée est utile dans la perspective de l'évaluation des préjudices qu'il est susceptible de faire valoir.
Le président de la Cour a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les ordonnances des juges des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La requête a été dispensée d'instruction en application de l'article R. 611-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ".
2. Sur le fondement des dispositions précitées M. B A, qui a été incarcéré au centre pénitentiaire de Nouville du 11 septembre 2022 au 14 mars 2024 et qui impute aux conditions de sa détention dans cet établissement des altérations de son état de santé, a demandé qu'une expertise confiée à un dermatologue soit ordonnée aux fins d'établir un constat de ses conditions de détention et de leurs effets sur son état de santé.
3. Il n'est pas utilement contesté qu'ainsi qu'il a été relevé par l'ordonnance attaquée le requérant disposait déjà d'informations détaillées sur ses conditions d'incarcération et qu'il était en mesure de disposer par d'autres moyens des éléments susceptibles d'être utiles dans la perspective d'un litige indemnitaire.
4. Il résulte des pièces du dossier que c'est en l'occurrence à bon droit, alors que
M. B A avait d'ores et déjà introduit devant le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie une requête tendant à l'indemnisation des préjudices qui auraient résulté des conditions de son incarcération et qu'il ne fait valoir aucune circonstance qui aurait eu pour effet de conférer une utilité spécifique à la réalisation d'une expertise ordonnée en référé, que le premier juge a rejeté cette demande.
5. Il suit de ce qui précède que la requête de M. B A doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la justice.
Fait à Paris, le 26 février 2025
Le juge des référés
M. BOULEAU
La République mande et ordonne au ministre d'État garde des Sceaux, ministre de la Justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
25PA00137
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026