jeudi 13 février 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA00586 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure devant le tribunal administratif :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler la décision du 15 décembre 2020 par laquelle la chambre de commerce et d'industrie de la région Paris Île-de-France (CCIR Paris Île-de-France) a prononcé son licenciement, à la suite de son refus de voir son poste être transféré au sein du groupement d'intérêt économique (GIE) CCIR Paris-Ile-de-France et d'enjoindre à la CCIR Paris Ile-de-France de le réintégrer dans un emploi équivalent à celui qu'il occupait avant son licenciement.
Par un jugement n° 2103089/2-2 du 26 juin 2023, le tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de M. B A.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2025, M. B A représenté par Me Bellanger, demande que soit ordonnée sur le fondement l'article L. 521-1 du code de justice administrative la suspension de la décision du 15 décembre 2020 par laquelle la chambre de commerce et d'industrie de région Paris Île-de-France (CCIR Paris Île-de-France) a prononcé son licenciement, qu'il soit fait injonction à celle-ci de le réintégrer provisoirement et mis à la charge de ladite chambre de commerce et d'industrie la somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.
Il soutient que :
- il y a urgence à la suspension sollicitée eu égard aux effets attachés à la décision de licenciement contestée qui du fait de l'échéance prochaine de ses droits à une allocation de retour à l'emploi aura pour effet de le priver de son ménage d'une part essentielle de ses ressources.
-il existe des moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de cette décision qui a été prise en méconnaissance des règles procédurales applicables ainsi que des dispositions de l'article L. 712-11-1 du code de commerce.
Par une requête enregistrée le 25 août 2023 sous le n° 23PA03834 M. B A a demandé à la Cour d'annuler le jugement n° 2103089/2-2 du 26 juin 2023 et de faire droit aux conclusions de sa requête.
La présidente de la Cour a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer en matière de référés.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, () qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. D'une part, M. B A est mal fondé à soutenir qu'il y aurait urgence à la suspension sollicitée du fait de la proximité de la date à laquelle il cessera de percevoir ses allocations pour perte d'emploi, laquelle était prévisible depuis longtemps, alors que son licenciement est intervenu le 15 décembre 2020 et que le recours qu'il avait formé contre cette décision a été rejeté par jugement du 26 juin 2023.
3. D'autre part et surtout, M. B A a, ainsi qu'il l'indique lui-même, été avisé de ce que sa requête d'appel devrait être inscrite à bref délai au rôle d'une audience de la Cour.
4. Il suit de ce qui précède que n'est pas remplie la conditions d'urgence posée par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il y a en conséquence lieu de rejeter la requête de M. B A en application des dispositions de l'article L. 522-3 du même code.
ORDONNE :
Article 1er er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au directeur général de la chambre de commerce et d'industrie de la région Paris Île-de-France.
Fait à Paris, le 13 février 2025
Le juge des référés,
M. BOULEAU
La République mande et ordonne préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026