jeudi 12 juin 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA01026 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'ordonner " à l'administration d'agir en vue du renouvellement de sa carte de séjour longue durée ".
Par une ordonnance n° 2408594 du 31 janvier 2025, le président de la 11ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 5 mars 2025, M. B A, représenté par Me Bchir, demande à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident longue durée, dans un délai de deux jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement attaqué est irrégulier dès lors qu'il a soulevé des moyens opérants dans sa requête ;
- la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-6, L. 423-10, L. 432-13 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant péruvien né le 19 novembre 1973, déclare être entré en France au cours du mois de décembre 1988. Il a été titulaire de plusieurs titres de séjour et, en dernier lieu, d'une carte de résident valable du 2 mars 2010 au 1er mars 2020. Le 4 février 2020, il en a sollicité le renouvellement et s'est vu délivrer successivement huit récépissés de demande de carte de séjour, le dernier étant valable du 27 novembre 2024 au 26 février 2025. Le silence gardé sur cette demande pendant plus de quatre mois par le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait naître une décision implicite de rejet de celle-ci. M. B A relève appel de l'ordonnance du 31 janvier 2025 par laquelle le président de la 11ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cette décision implicite.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents des formations de jugement des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le requérant a adressé une requête au tribunal administratif de Montreuil le 19 juin 2024, requête par laquelle, faute de recevoir une réponse expresse de la part de la préfecture de la Seine-Saint-Denis quant à l'avancée de sa demande de renouvellement de titre de séjour, il sollicitait ce tribunal pour ordonner à l'administration d'agir. A l'appui de cette demande, le requérant soutenait être marié depuis vingt-deux ans à une ressortissante française, avoir cinq enfants français, être expert ingénieur en cybersécurité et administrateur réseaux et avoir créé son entreprise.
4. Le requérant a produit à l'appui de sa demande présentée devant le premier juge de nombreuses pièces telles que des copies de son livret de famille, une attestation de l'URSAF, plusieurs récépissés de demande de carte de séjour ainsi que son ancienne carte de résident. Toutefois il se borne à faire valoir, dans son, qu'" il est en attente du renouvellement de son titre de séjour depuis près de cinq ans " et " qu'une réponse aurait dû lui être apportée dans un délai maximal d'un mois ", sans présenter de moyens.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. B A est manifestement dépourvue de fondement. Par suite, il y a lieu de la rejeter en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Paris, le 12 juin 2025.
La présidente de la 7ème chambre,
V. Chevalier-Aubert
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026