lundi 18 août 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA01113 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Paris de saisir la commission du secret de la défense nationale (CSDN) afin d'obtenir la déclassification des documents la concernant.
Par une ordonnance n° 2312795 du 31 juillet 2023, le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.
Mme B a demandé à la cour administrative d'appel de Paris l'annulation de cette ordonnance.
Par une ordonnance n° 25PA00040 du 4 février 2025, le président de la 9ème chambre de la cour administrative d'appel a rejeté sa demande.
Mme B a également demandé au Conseil d'Etat, par requête enregistrée le 2 janvier 2025, l'annulation de l'ordonnance n° 2312795 du 31 juillet 2023 visée ci-dessus.
Par une ordonnance n° 500245 du 5 mars 2025, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué le jugement de la requête de Mme B à la cour administrative d'appel de Paris.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et des pièces enregistrées le 2 janvier, 6 juin, 22 et 23 juillet 2025, Mme B doit être regardée comme demandant à la Cour l'annulation de l'ordonnance n° 2312795 du 31 juillet 2023 par laquelle le président du tribunal administratif de Paris a rejeté, pour irrecevabilité manifeste, sa demande de saisir la commission du secret de la défense nationale (CSDN) afin d'obtenir la déclassification des documents la concernant.
Vu l'ordonnance du 4 février 2025 n° 25PA00040 du président de la 9ème chambre de la cour administrative d'appel de Paris.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents des formations de jugement des cours, " peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours, (), les requêtes manifestement dépourvues de fondement. ".
2. Mme B demande l'annulation de l'ordonnance n° 2312795 du 31 juillet 2023 par laquelle le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande de saisir la commission du secret de la défense nationale (CSDN) afin d'obtenir la déclassification des documents la concernant. Or, une requête enregistrée sous le n° 25PA00040 le 2 janvier 2025, de même objet, a été rejetée par une ordonnance du président de la 9ème chambre de la Cour le 4 février 2025, visée ci-dessus, au motif que sa production était tardive, présentée sans ministère d'avocat et sans la décision attaquée. La présente requête de Mme B, transmise par le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, demande à la Cour l'annulation de la même ordonnance du 31 juillet 2023 du président du tribunal administratif de Paris.
3. L'ordonnance mentionnée du 4 février 2025, devenue définitive à la suite du désistement du pourvoi formé auprès du Conseil d'Etat par la requérante, est revêtue de l'autorité de la chose jugée. Dès lors, la Cour ayant épuisé son pouvoir de juridiction en statuant sur une première demande, ne peut plus, en dehors des voies de rétractation prévues aux articles R. 741-11 et R. 833-1 du code de justice administrative, en cas d'erreur matérielle, se prononcer sur une deuxième requête identique en ses parties, son objet, et sa cause, à la première, comme en l'espèce. La requête de Mme B enregistrée sous le n° 25PA01113 est dès lors manifestement irrecevable et ne peut par suite qu'être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B.
Fait à Paris, le 18 août 2025.
Le président de la 9ème chambre,
S. CARRERE
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.0
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026