mardi 30 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA01470 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CGR AVOCATS;CATRY |
Vu la procédure suivante :
I. Par une ordonnance n° 2416086 du 24 mars 2025, enregistrée le même jour au greffe de la Cour administrative d’appel de Paris sous le numéro 25PA01470, la présidente du tribunal administratif de Melun a transmis à la Cour, en application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par la commune d’Obsonville.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Melun le 29 décembre 2024, la commune d’Obsonville demande l’annulation de l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 29 octobre 2024 accordant une autorisation environnementale à la société Énergie de Saint- Vincent pour construire et exploiter une installation de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent, située sur le territoire de la commune d'Ichy.
Par un mémoire enregistré le 17 juillet 2025 le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 mai 2025, la société Énergie de Saint-Vincent, représentée par Me Versini-Campinchi, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la commune d’Obsonville à lui verser une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 13 septembre 2025, la commune d’Obsonville déclare se désister de sa requête.
Par un mémoire enregistré le 17 septembre 2025, non communiqué, le préfet de Seine-et-Marne indique accepter le désistement de la commune et conclut au rejet des conclusions de celle-ci relatives aux frais de l’instance.
II. Par une ordonnance n° 2510249/4-1 du 29 juillet 2025, enregistrée le même jour au greffe de la Cour sous le numéro 25PA03896, la présidente de la 4ème section du tribunal administratif de Paris a transmis à la cour, en application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par la commune d’Obsonville.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 9 avril 2025, la commune d’Obsonville demande l’annulation de l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du
29 octobre 2024 accordant une autorisation environnementale à la société Énergie de Saint- Vincent pour construire et exploiter une installation de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent, située sur le territoire de la commune d'Ichy.
Par un mémoire, enregistré le 16 septembre 2025, la commune d’Obsonville déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement (…) des cours peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
2. Les requêtes enregistrées sous les numéros 25PA01470 et 25PA03896, qui concernent la même commune requérante, présentent à juger des questions similaires et ont fait l’objet d’une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par une même ordonnance.
3. Par mémoires, enregistrés les 13 et 16 septembre 2025, la commune d’Obsonville a déclaré se désister de ses requêtes enregistrées respectivement sous le numéro 25PA01470 et le numéro 25PA03896. Ces désistements sont purs et simples. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
4. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de condamner la commune d’Obsonville à verser à la société Énergie de Saint-Vincent la somme que celle-ci demande sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la commune d’Obsonville de ses requêtes enregistrées sous les numéros 25PA01470 et 25PA03896.
Article 2 : Les conclusions de la société Énergie de Saint-Vincent tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune d’Obsonville, à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche et à la société Énergie de Saint- Vincent.
Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.
Fait à Paris, le 30 septembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
Ph. DELAGE
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026