LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-25PA01725

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-25PA01725

lundi 27 octobre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-25PA01725
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantDJEDDIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Montreuil, d’une part, d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de certificat de résidence, d’autre part, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un certificat de résidence dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen assortie d’une autorisation de travail ou, à défaut de saisir la commission du titre de séjour et de délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d’une autorisation de travail, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et enfin de mettre à la charge de l’État (préfet de la Seine-Saint-Denis) la somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 2501521 du 10 avril 2025, le tribunal administratif de Montreuil, d’une part, a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un certificat de résidence à M. B..., d’autre part a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de procéder au réexamen de la demande de M. B... dans le délai de quatre mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour assortie d’une autorisation de travail, et enfin a rejeté le surplus des conclusions de la demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 11 avril 2025, M. A... B..., représenté par Me Djeddis, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement n° 2501521 du 10 avril 2025 du tribunal administratif de Montreuil en tant qu’il a rejeté la demande de condamnation de l’Etat au remboursement des frais d’instance qu’il a engagés sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;
2°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés pour sa défense lors de la procédure de première instance devant le tribunal administratif de Montreuil, en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que pour condamner la partie perdante à payer à la partie dont les demandes ont abouti devant la juridiction administrative, le juge doit tenir compte de l’équité ou de la situation économique de la partie perdante ; la prise en compte de ces critères aurait dû conduire à condamner l’Etat, partie perdante, à lui verser la somme équivalente aux frais d’instance engagés pour faire reconnaître ses droits, que ce soit en tenant compte de l’équité, dès lors qu’il était, en tant que non-professionnel du droit, dans l’obligation d’avoir recours à un conseil pour faire respecter ses droits, ou que ce soit en tenant compte de la situation économique de la partie perdante, l’administration de l’Etat pouvant faire face au paiement des frais d’instance engagés par sa faute, alors qu’au contraire le requérant a dû, en l’absence d’autorisation de travail, suspendre son activité professionnelle et que la dépense de frais de justice pèse sur ses finances.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n’a pas présenté de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement (…) des cours peuvent, par ordonnance : (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

2. Le tribunal administratif de Montreuil, par son jugement du 10 avril 2025, a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé de délivrer un certificat de résidence à M. B... au seul motif du défaut de motivation de cette décision dès lors qu’il ressortait des pièces du dossier que, par demande reçue en préfecture le 17 juin 2024, M. B... avait sollicité la communication des motifs du rejet de sa demande de titre, et qu’il était constant que le préfet de la Seine-Saint-Denis n’avait pas répondu à cette demande.

3. Quand bien même la décision implicite litigieuse n’a pas été annulée au fond, mais du fait de l’absence de communication des motifs du rejet par le préfet de la Seine-Saint-Denis, il y avait néanmoins lieu, dans les circonstances de l'espèce, dès lors que M. B... était représenté par un avocat, de mettre à la charge de l’Etat le paiement de la somme de 1 000 euros au titre des frais liés à l’instance en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède que M. B... est fondé à demander la réformation du jugement du 10 avril 2025 du tribunal administratif de Montreuil en tant qu’il a rejeté ses conclusions tendant au versement d’une somme au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :


Article 1er : L’Etat (ministre de l’intérieur) versera à M. B... une somme de 1 000 euros au titre des frais liés à la première instance en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 2 : Le jugement du 10 avril 2025 du tribunal administratif de Montreuil est réformé en ce qu’il a de contraire à la présente ordonnance.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera délivrée au préfet de la Seine-Saint-Denis.


Fait à Paris, le 27 octobre 2025.





Le président de la 1ère chambre,
I. LUBEN



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions