lundi 11 août 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA02130 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | HELLEC |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B C A a demandé au juge des référés du tribunal administratif de la Polynésie française de prescrire une expertise médicale relative aux conséquences de sa prise en charge par le centre hospitalier d'Uturoa au cours du mois de septembre 2019.
Par un ordonnance n°2400522 du 20 mars 2025, le juge des référés du tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 5 mai 2025, Mme A, représentée par Me Hellec, demande à la Cour :
1°) d'annuler l'ordonnance n° 2400522 du 20 mars 2025 du juge des référés du tribunal administratif de la Polynésie française ;
2°) d'ordonner une expertise médicale ;
3°) de réserver les dépens.
Elle soutient que la mesure d'expertise sollicitée est utile pour déterminer les préjudices en lien avec la prise en charge inadaptée dont elle a fait l'objet par le centre hospitalier d'Uturoa.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n°2004-192 du 27 février 2004
- le code de justice administrative.
La présidente de la Cour a désigné M. Delage, président de la 3ème chambre, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. ".
2. Mme A a été admise le 21 septembre 2019 aux urgences du centre hospitalier d'Uturoa, suite à sa chute sur un récif, puis opérée les 22 septembre et 21 octobre 2019 au sein de ce même établissement pour l'extraction d'épines d'oursin crayon.
3. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.
4. D'une part, la seule circonstance que Mme A a été opérée le 10 février 2020 par l'institut polynésien de chirurgie de l'appareil locomoteur pour l'extraction de cinq corps étrangers ne permet pas en elle-même de caractériser une prise en charge antérieure non conforme aux règles de l'art par le centre hospitalier d'Uturoa. Ainsi la requérante ne justifie pas davantage en appel qu'en premier instance d'un défaut de prise en charge.
5. D'autre part, la requérante, qui a d'ores et déjà introduit une action en responsabilité devant le juge du fond lequel pourra, s'il l'estime nécessaire, prescrire une expertise dans l'exercice de ses pouvoirs de direction de l'instruction, ne fait valoir aucun élément qui aurait pour effet de conférer une utilité spécifique à la mesure d'expertise sollicitée en référé.
6. Il résulte de ce qui précède que c'est à bon droit que le premier juge a estimé que l'expertise sollicitée ne présentait pas l'utilité requise aux termes des dispositions précitées. Il suit de là que la requête doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris, par voie de conséquence, celles relatives aux dépens auxquels la présente instance n'a pas donné lieu.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C A.
Copie en sera adressée à la Polynésie française et à la caisse de prévoyance sociale de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 11 août 2025
Le juge des référés,
Ph. DELAGE
La République mande et ordonne au Haut-commissaire de la République en Polynésie française, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026