mercredi 17 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA02157 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CHARPENTIER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 septembre et 25 novembre 2024, Mme A B a demandé au juge des référés de condamner le Groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie et neurosciences (GHU) à lui verser une provision de 60 000 euros en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge du Groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie et neurosciences une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice.
Par une ordonnance n° 2423769/6-3 du 24 avril 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté la requête.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 6 mai 2025, présentée par Me Charpentier, Mme A B conclut à l'infirmation de l'ordonnance n° 2423769/6-3 du 24 avril 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Paris et à la condamnation du Groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie et neurosciences (GHU) à titre principal à lui verser une provision de 280 000 euros, à titre subsidiaire à lui verser une provision de 60 000 euros et de mettre à la charge dudit hôpital une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que, eu égard à la faute certaine imputable à l'hôpital, tenant à un retard de diagnostic, et les préjudices allégués étant sans conteste en lien avec cette faute les créances qu'elle fait valoir ne sont pas sérieusement contestables.
Vu, enregistrées le 13 juin 2025, les observations en défense présentées pour le Groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie et neurosciences par la société d'avocats aux Conseils Le Prado et Gilbert et tendant au rejet de la requête par le moyen que, s'agissant des divers préjudices allégués, l'étendue responsabilité du service public hospitalier est sérieusement contestable et que la requérante n'est pas recevable, en l'absence d'aggravation de son état de santé, à solliciter en appel une somme supérieure à celle demandée en première instance.
Par une décision du 28 août 2025, la présidente de la cour administrative d'appel de Paris a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les ordonnances des juges des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation est non sérieusement contestable ".
2. En l'espèce, si, comme l'a retenu le premier juge, il peut être tenu pour établi qu'une faute a été commise dans la prise en charge de Mme A B par les services du Groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie et neurosciences il n'en demeure pas moins que c'est à bon droit que ledit juge a estimé que tels que les préjudices dont l'indemnisation fondait la demande étaient présentés devant lui il n'était pas possible de reconnaître avec un degré suffisant de certitude un lien de causalité entre ces préjudices et la faute retenue. Il suit de là que la requête doit être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au Groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie et neurosciences et à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris
Fait à Paris, le 17 septembre 2025.
Le président honoraire
M. BOULEAU
La République mande et ordonne au ministre en charge de la santé et de l'accès aux soins en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026