mardi 23 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA02251 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SAINTILAN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. et Mme C A, ont demandé au tribunal administratif de Montreuil d'ordonner la mainlevée des saisies administratives à tiers détenteur émises le 4 septembre 2024 par le comptable public du centre des finances publiques de la Seine-Saint-Denis pour un montant de 193 847,25 euros.
Par une ordonnance n° 2500741/7 du 1er avril 2025, le président de la 7ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a rejeté cette demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 11 mai 2025, M. et Mme B A représentés par Me Saintilan, demandent à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) d'ordonner la mainlevée des saisies administratives à tiers détenteur émises le 4 septembre 2024 par le comptable public du centre des finances publiques de la
Seine-Saint-Denis pour un montant de 193 847,25 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent qu'ils ont formé une réclamation contenant une demande de sursis de paiement, que la procédure de saisie administrative à tiers détenteur est incompatible avec cette demande de sursis de paiement qui était antérieure à l'envoi des saisies administratives et que le premier juge ne pouvait donc rejeter sa demande par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative .
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juillet 2025, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête de première instance était irrecevable.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (); 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ". Aux termes du dernier alinéa du même article : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. Il ressort des termes de l'ordonnance contestée que le président de la 7ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a, sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative précité, rejeté la demande des requérants tendant à ce que soit ordonnée la mainlevée des saisies administratives à tiers détenteur émises le 4 septembre 2024 par le comptable public du centre des finances publiques de la Seine Saint Denis au motif qu'elle se bornait à ne soulever que des moyens inopérants ou insuffisamment assortis de précisions pour en apprécier le bien-fondé, alors qu'ils faisaient valoir avoir déposé une demande de sursis de paiement sur le fondement de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales antérieurement à ces saisies administratives, et que cette demande de sursis de paiement faisait obstacle à ces saisies. Si le 1er juge ne pouvait se fonder sur de telle dispositions pour rejeter la demande de M. et Mme B A, il résulte de l'instruction et n'est pas contesté que les poursuites effectuées le 4 septembre 2024 étaient infructueuses et que le pôle de recouvrement spécialisé de la Seine Saint Denis avait donné mainlevée aux poursuites qui avaient été diligentées le 17 septembre 2024. Par suite, ces poursuites n'ayant abouti à aucune attribution au profit du Trésor public, les requérants n'avaient aucun intérêt à agir et n'étaient pas recevables à contester lesdites saisies administratives. Il en résulte que cette requête d'appel est manifestement dépourvue de fondement et qu'elle doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C A et au directeur de la direction régionale des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.
Fait à Paris, le 23 septembre 2025.
La présidente de la 2ème chambre
de la cour administrative d'appel de Paris,
Sylvie VIDAL
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.0
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026