mercredi 18 juin 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA02265 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCAT BARBIER ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête, enregistrée le 25 octobre 2024, la Fédération française de handball, la Ligue nationale de handball et la société MMA Iard ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris de prescrire une expertise ayant pour objet de déterminer si une barrière située devant la première rangée de siège du stade Pierre de Coubertin est conforme à la norme applicable.
Par une ordonnance n° 2428478/11 du 29 avril 2025 le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté cette demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 12 mai 2025, la Fédération française de handball, la Ligue nationale de handball et la société MMA Iard, représentées par Me Sarfati, demandent à la cour d'infirmer l'ordonnance n° 2428478/11 du 29 avril 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Paris et d'ordonner l'expertise sollicitée. Elles soutiennent que, contrairement à ce qu'a estimé le premier juge, cette expertise est utile au égard à l'éventualité d'un recours au fond devant la juridiction administrative et dans la mesure où, si des relevés ont déjà été effectués, il n'est pas établi qu'ils l'aient été conformément à la réglementation applicable et soient pertinentes pour apprécier le respect de la configuration des tribunes à la norme applicable et où, en conséquence, il est indispensable de disposer de tous les éléments techniques nécessaires à cet effet.
La présidente de la Cour a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les ordonnances des juges des référés.
Vu les autres pièces du dossier
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ".
2. D'une part, les constatations relatives à la configuration de la tribune où a eu lieu l'accident dont pourrait naître un éventuel litige porté devant la juridiction et qui pourraient être alors nécessaires sont de pur fait et ne nécessitent pas d'expertise particulière. D'autre part, tant la question de savoir quelle serait la norme applicable que l'appréciation de la conformité de la tribune en cause à cette norme, laquelle appréciation ne requiert pas par elle-même l'avis technique d'un expert, soulèvent des questions de pur droit qui ne sauraient être l'objet d'une mission expertale.
3. Il résulte de ce qui précède que c'est à bon droit que le premier juge a estimé que l'expertise sollicitée ne présentait pas l'utilité requise aux termes des dispositions précitées. Il suit de là que la requête doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la Fédération française de handball, de la Ligue nationale de handball et de la société MMA Iard est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la Fédération française de handball, à la Ligue nationale de handball, à la société MMA Iard, à la ville de Paris et au préfet de police.
Fait à Paris, le 18 juin 2025
Le juge des référés
M. BOULEAU
La République mande et ordonne au ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026