mardi 30 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA02389 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | QUESNEL DEMAY LE GALL-GUINEAU OUAIRY-JALLAIS BOUCHER BEUCHER-FLAMENT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête enregistrée le 17 mars 2025, M. B... A... a, demandé au juge des référés du Tribunal administratif de Montreuil de prescrire une expertise afin de déterminer si son inaptitude à un poste de personnel navigant commercial était définitive.
Par une ordonnance n° 2005012 du 28 avril 2025 le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a rejeté cette demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 16 mai 2025, M. B... A..., représenté par
Me Quesnel, demande à la Cour d’infirmer l’ordonnance n° 2005012 du 28 avril 2025 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande et, statuant à nouveau, d’ordonner l’expertise médicale sollicitée.
Il soutient que le premier juge a inexactement apprécié les faits, que les médecins l’ayant examiné dépendent du centre principal d’expertise du personnel navigant de la DGAC, qu’ils ont rendu des avis contradictoires et qu’il importe de confier à un expert indépendant une mission d’expertise de son aptitude.
Par un mémoire, enregistré le 10 septembre 2025, le ministre chargé des transports conclut au rejet de la requête par les moyens qu’elle est irrecevable comme entachée de tardiveté et que l’expertise sollicitée est dépourvue d’utilité.
Par un mémoire récapitulatif, enregistré le 23 septembre 2025, M. B... A... conclut aux mêmes fins que ses précédentes écritures par les mêmes moyens.
La présidente de la Cour a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les ordonnances des juges des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit
1. Aux termes de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction… ».
2. Alors que l’état du requérant a déjà fait l’objet, dans la perspective de la détermination de son inaptitude, de deux expertises médicales, ni le fait que ces expertises ont été menées dans le cadre de la procédure d’examen d’une demande d’inaptitude, ni la circonstance que ces expertises sont contradictoires n’ont pour effet de conférer, en l’état, à une troisième expertise une utilité spécifique de nature à justifier qu’il soit fait droit à une demande tendant à ce que le juge des référés prescrive une telle mesure sur le fondement des dispositions précitées. C’est en conséquence à bon droit que le premier juge a rejeté, au motif de l’existence de ces deux expertises, la demande de M. B... A.... Il s’ensuit que la requête doit être rejetée
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. B... A... et au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation
Fait à Paris, le 30 septembre 2025.
Le juge des référés
M. BOULEAU
La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026