mercredi 9 juillet 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA02448 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A Yordanov a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler la décision du 28 octobre 2024 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de Paris a confirmé le bien-fondé des retenues effectuées sur le versement de son allocation aux adultes handicapées et de la majoration pour la vie autonome.
Par une ordonnance n° 2429747/12-1 du 9 décembre 2024, le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 2 mai 2025 et un mémoire enregistré le 16 juin 2025, M. Yordanov conteste cette ordonnance.
Par décision du 8 avril 2025, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. Yordanov.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () 2 ° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ". / () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent () ".
2. Pour rejeter la demande de M. Yordanov, le président du tribunal administratif de Paris a jugé qu'en application des dispositions combinées des articles L. 821-5, L. 821-1-2, L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à l'allocation aux adultes handicapés et la majoration pour la vie autonome ne relevaient pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire. Si M. Yordanov indique qu'il ne comprend pas pourquoi sa demande a été refusée, il ressort de la lecture de l'ordonnance attaquée qu'elle indique, de façon suffisante, et en citant les dispositions pertinentes les raisons pour lesquelles le premier juge a considéré que la demande qui lui était soumise ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative. Si l'intéressé indique par ailleurs qu'il n'a pas d'avocat, il ressort des pièces du dossier que sa demande d'aide juridictionnelle a été rejetée par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 8 avril 2025. Enfin, M. Yordanov, qui ne fait pas l'objet d'une sanction, ne saurait utilement invoquer les stipulations du e. du 3 de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des doits de l'homme et des libertés fondamentales, relatives à l'assistance d'un interprète.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête introduite par M. Yordanov ne peut être accueillie et doit être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions citées au point 1 de l'article R. 222-1 code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. Yordanov est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A Yordanov.
Fait à Paris, le 9 juillet 2025,
La présidente de la 8ème chambre,
A. Menasseyre
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026