LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-25PA03587

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-25PA03587

mardi 18 novembre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-25PA03587
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantS.E.L.A.F.A. CABINET CASSEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... C... a demandé au tribunal administratif de Melun d’annuler sa fiche de notation au titre de l’année 2013 notifiée par courrier du 25 août 2021.

Par un jugement n° 2109578 du 1er juillet 2025, le tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 17 juillet 2025, M. C..., représenté par la S.E.L.A.F.A Cabinet Cassel, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) d’annuler sa fiche de notation au titre de l’année 2013 ;

3°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de réexaminer sa situation, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le jugement est entaché d’une erreur de droit dès lors que les premiers juges ont inversé la charge de la preuve ;
- sa fiche de notation au titre de l’année 2013 est entachée d’un vice de procédure substantiel dès lors que son entretien professionnel n’a pas été conduit par son supérieur hiérarchique direct de la période de référence ;
- elle est entachée d’une erreur de fait dès lors que l’administration n’établit pas la matérialité des griefs qui lui sont reprochés ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation dès lors que les difficultés rencontrées résultent de préjugés racistes au sein de son unité.

La requête a été communiquée au ministre de l’intérieur qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C... est entré dans la police nationale le 2 août 2004 en qualité d’adjoint de sécurité et a été nommé élève gardien de la paix le 1er septembre 2008. Il a été nommé stagiaire le 1er septembre 2009, et, à la même date, affecté à la circonscription de sécurité publique (CSP) de Versailles, puis titularisé le 1er septembre 2010. Par arrêté du 21 mars 2012, il a été déplacé d’office et affecté à la police aux frontières de Roissy. Sa notation pour l’année 2013, notifiée le 2 août 2013, a été annulée par un jugement du tribunal administratif de Montreuil n° 1311527 du 9 avril 2015. Après réexamen de sa situation, une nouvelle notation pour l’année 2013 lui a été notifiée le 5 août 2015, et a été annulée par un jugement du tribunal administratif de Montreuil n° 1506919 du 29 décembre 2015. En exécution de ce jugement, le ministre de l’intérieur a procédé à une nouvelle notation de M. C... au titre de l’année 2013, qui lui a été notifiée le 21 septembre 2016 et a été annulée par un jugement du tribunal administratif de Montreuil n° 1608206 du 29 décembre 2017. En exécution de ce jugement, le ministre de l’intérieur a procédé à une nouvelle notation de M. C... au titre de l’année 2013, qui lui a été notifiée le 24 avril 2018. Cette notation a été annulée par un jugement du tribunal administratif de Montreuil n°1804735 du 7 février 2020. En exécution de ce jugement, le ministre de l’intérieur a procédé à une nouvelle notation de M. C... au titre de l’année 2013, qui lui a été notifiée le 24 août 2021. Par la présente requête, il fait appel du jugement du 1er juillet 2025 par lequel le tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l’annulation de cette fiche de notation.

2. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222‑1 du code de justice administrative : « Les présidents des cours administratives d'appel, (…), les présidents des formations de jugement des cours (…) peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (…) après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. (…) ».

Sur la régularité du jugement :

3. Hormis dans le cas où les juges de première instance ont méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s’imposaient à eux et ont ainsi entaché leur jugement d’irrégularité, il appartient au juge d’appel de se prononcer directement sur les moyens tendant à l’annulation de la décision administrative contestée dont il est saisi dans le cadre de l’effet dévolutif de l’appel. Par suite, et en tout état de cause, le requérant ne peut utilement soutenir que le jugement attaqué serait entaché d’une erreur de droit pour demander son annulation pour irrégularité.

Sur la légalité de la fiche de notation :

4. En premier lieu, aux termes de l’article 2 du décret du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'Etat : « Le fonctionnaire bénéficie chaque année d'un entretien professionnel qui donne lieu à compte rendu. / Cet entretien est conduit par le supérieur hiérarchique direct (…) ». Aux termes de l’article 4 du même décret : « Le compte rendu de l'entretien professionnel est établi et signé par le supérieur hiérarchique direct du fonctionnaire. Il comporte une appréciation générale exprimant la valeur professionnelle de ce dernier. / Il est communiqué au fonctionnaire qui le complète, le cas échéant, de ses observations. / Il est visé par l'autorité hiérarchique qui peut formuler, si elle l'estime utile, ses propres observations (…) ».

5. Il résulte de ces dispositions que l’entretien professionnel est conduit par le supérieur hiérarchique direct du fonctionnaire à la date de l’entretien. Il ressort des pièces du dossier que l’entretien professionnel au titre de l’année 2013 de M. C... a été mené, le 14 juin 2021, par M. A..., chef de la section B du service général de la direction de la police aux frontières à l’aéroport d’Orly où était affecté M. C.... Supérieur hiérarchique direct de l’intéressé, il était donc l’autorité compétente pour conduire son entretien d’évaluation sans qu’y fasse obstacle la circonstance que, pour la période évaluée, il n’était pas encore son supérieur hiérarchique direct.

6. En deuxième lieu, M. C... reprend en appel, avec la même argumentation qu’en première instance, le moyen tiré de l’inexactitude matérielle des faits. Il y a lieu de l’écarter par adoption des motifs retenus à bon droit, au point 5 du jugement attaqué, par le tribunal administratif de Melun qui n’a pas fait peser indûment la charge de la preuve sur M. C....

7. En dernier lieu, M. C... produit, notamment, des courriers adressés au directeur de la police aux frontières qui font état d’un climat conflictuel au sein du service de la police aux frontières où il était affecté à l’aéroport Charles-de-Gaulle ainsi qu’une main courante qu’il a déposée pour des faits s’étant produits au sein de son unité et qui révèleraient les préjugés racistes dont il aurait été victime. Toutefois, ces éléments ne sont confirmés par aucune pièce, notamment par aucun témoignage. En outre, il ressort des termes de la fiche d’évaluation que les éléments d’appréciation sont notés comme « moyen », avec un élément évalué comme étant « bon » et un seul autre comme « insuffisant », précisément l’« aptitude au travail en commun – sens de l’organisation », que le requérant était alors « en progrès », qu’il « disposait d’une marge de progression notable pour donner pleinement satisfaction dans ses fonctions » et qu’il « était encouragé à poursuivre ses efforts ». Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier que l’évaluation, avec une note générale de 3/7 classant ainsi le requérant « parmi les bons », serait fondée sur une discrimination. Enfin, en l’absence de tout élément produit par M. C..., il n’est pas fondé à soutenir que l’appréciation ainsi portée par le supérieur hiérarchique direct dans la décision contestée sur sa manière de servir serait entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d’appel présentée par M. C... est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée en application du dernier alinéa de l’article R. 222‑1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d’injonction sous astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent, également, être rejetées.


ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... et au ministre de l’intérieur.

Fait à Paris, le 18 novembre 2025.

Le président de la 5ème chambre,
A. BARTHEZ


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

← Retour aux décisions

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026