mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE00553 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé l'annulation de l'arrêté du 13 juin 2021 par lequel la préfète du Loiret a refusé sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de son renvoi.
Par un jugement n° 2103227 du 16 septembre 2022, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 17 mars 2023, M. B, représenté par Me Madrid, avocate, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, les décisions contestées de refus de titre séjour, portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de son renvoi ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Loiret, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision juridictionnelle à intervenir, ou subsidiairement, de lui enjoindre de réexaminer sa situation administrative dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer, dans l'attente, une attestation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. B soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, dès lors que la préfète aurait dû saisir la commission du titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la préfète a par ailleurs commis une erreur de droit en ajoutant au texte la condition selon laquelle la délivrance du titre de séjour qu'il prévoit était conditionnée à la preuve qu'il était dépourvu de tout lien dans son pays d'origine ; elle a également commis une erreur de fait et dénaturé la note sociale de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) du 5 mars 2021 en considérant qu'il représentait une menace pour l'ordre publique ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur de fait puisqu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle a été prise sur une procédure irrégulière à défaut pour la préfète de justifier que la consultation du fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ) s'est faite conformément aux dispositions des articles R. 40-29 et R. 40-30 du code de procédure pénale ;
- les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée dès lors qu'elle est fondée sur une décision de refus de séjour elle-même illégale.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 31 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;
- le code de justice administrative.
Par une décision en date du 2 septembre 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Versailles a désigné Mme Bruno-Salel, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent () par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. ()".
2. M. A B, ressortissant guinéen né le 12 février 2003, est entré irrégulièrement sur le territoire national en août 2017 selon ses déclarations. Il a été placé à l'aide sociale à l'enfance du Loiret par une ordonnance du parquet d'Orléans en date du 11 septembre 2017, à l'âge de quatorze ans et six mois, placement renouvelé jusqu'à sa majorité dans le cadre d'une mesure de tutelle ordonnée par le juge des tutelles du tribunal de grande instance d'Orléans le 19 décembre 2019. Il a ensuite bénéficié d'un accompagnement éducatif jeune majeur du 12 février 2020 au 31 août 2021. Le 5 mars 2021, il a demandé la délivrance du titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur. Par un arrêté du 13 juin 2021, la préfète du Loiret a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de son renvoi. M. B relève appel du jugement du 16 septembre 2022 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions contestées les décisions contestées de refus de titre séjour, portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de son renvoi.
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. Il ressort de l'examen de la décision de refus de titre de séjour contestée qu'elle vise l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle mentionne par ailleurs les conditions d'entrée sur le territoire français de M. B, sa situation administrative, personnelle et familiale, notamment son placement à l'aide sociale à l'enfance du Loiret par décision du parquet, le renouvellement de ce placement jusqu'à sa majorité, sa scolarisation, les éléments mentionnés par le conseil départemental dans sa note sociale du 5 mars 2021 et en conclut qu'il ne remplit pas les conditions pour obtenir le titre de séjour demandé et que ce refus de titre ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée. Dans ces conditions, la préfète du Loiret a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait qui fondent sa décision de refus de titre de séjour. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté. A supposer que le requérant ait entendu étendre son moyen à la décision portant obligation de quitter le territoire français qui lui est adossée, celle-ci, qui vise l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte, est elle-même suffisamment motivée au regard des prescriptions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui lui sont applicables.
5. En deuxième lieu, il résulte des pièces du dossier et de la lecture de la décision de refus de titre de séjour contestée que la préfète du Loiret a procédé à un examen approfondi de la situation de M. B.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. ".
7. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale " présentée sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance au plus tard le jour de ses seize ans, qu'il justifie suivre la formation qui lui a été prescrite et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé, appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.
8. Il est constant que M. B a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance du Loiret à l'âge de quatorze ans et six mois, et qu'il a présenté sa demande de titre de séjour le 5 mars 2021, soit dans l'année suivant son dix-huitième anniversaire. Néanmoins, le requérant ne conteste pas avoir été sanctionné d'une exclusion définitive de son lycée, en décembre 2019, et qu'il n'a donc pas pu y poursuivre sa formation de CAP cuisine. S'il a par la suite intégré, à compter du 5 octobre 2020, une formation en apprentissage de CAP cuisine au sein de la chambre des métiers et de l'artisanat du Loiret, il ne justifie pas du caractère sérieux de cette formation, quand bien même elle a été contrariée par la crise sanitaire de la Covid et, selon lui, de son état de santé, puisqu'il l'a abandonnée pour entreprendre une formation dans le secteur du bâtiment. Enfin, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la note sociale du 5 mars 2021 émise par le conseil départemental, dont le contenu n'est pas contesté, que M. B a présenté dès l'année 2018 un syndrome de persécution engendrant des signes de colère et d'agressivité disproportionnés et que durant sa prise en charge, il a régulièrement été dans la transgression et surtout dans les passages à l'acte, tant à l'égard des autres enfants confiés que des adultes encadrants, ce qui a conduit à plusieurs hospitalisations et à son exclusion définitive de son lycée en 2019. Comme le fait valoir le requérant et le mentionne cette même note, si sa dernière prise en charge en établissement psychiatrique à la suite d'une interpellation pour exhibition sur la voie publique en décembre 2020, et son acception, longtemps refusée, de la prise d'un traitement médicamenteux sous peine de ré-internement, ont finalement amélioré son état de santé et son comportement, au prix au demeurant de la perte d'une partie de ses capacités physiques et cognitives, c'est sous réserve qu'il en poursuive l'administration. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de fait ni dévoyer la note sociale du 5 mars 2021, que la préfète a relevé ces troubles du comportement qui sont aussi des troubles à l'ordre public. Enfin, M. B est célibataire sans charge de famille et ne justifie d'aucune autre attache en France que celles inhérentes au parcours éducatif mis en place par l'aide sociale à l'enfance. Il n'établit pas, comme il lui appartient de le faire, être dépourvu de liens dans son pays d'origine où il est constant que réside son père avec qui il est resté en contact et où il a vécu lui-même jusqu'à plus de quatorze ans. La circonstance que sa belle-mère l'aurait maltraité, au demeurant non établie, est sans incidence dès lors que devenu majeur à la date de la décision contestée, il n'est pas tenu de retourner vivre avec elle chez son père. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Loiret a commis une erreur de droit et une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En quatrième lieu, aux termes du I de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale : " Dans le cadre des enquêtes prévues () aux articles L. 114-1, () du code de la sécurité intérieure (), les données à caractère personnel figurant dans le traitement qui se rapportent à des procédures judiciaires en cours ou closes, à l'exception des cas où sont intervenues des mesures ou décisions de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement devenues définitives, ainsi que des données relatives aux victimes, peuvent être consultées, sans autorisation du ministère public, par : () / 5° Les personnels investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat. L'habilitation précise limitativement les motifs qui peuvent justifier pour chaque personne les consultations autorisées. Lorsque la consultation révèle que l'identité de la personne concernée a été enregistrée dans le traitement en tant que mise en cause, l'enquête administrative ne peut aboutir à un avis ou une décision défavorables sans la saisine préalable, pour complément d'information, des services de la police nationale ou des unités de la gendarmerie nationale compétents et, aux fins de demandes d'information sur les suites judiciaires, du ou des procureurs de la République compétents. () ". Aux termes de l'article R. 40-30 du même code : " Les opérations de collecte, de modification, de consultation et d'effacement des données à caractère personnel et informations font l'objet d'un enregistrement comprenant l'identifiant de l'auteur, la date et l'heure de l'opération ainsi que sa nature administrative ou judiciaire. Ces données sont conservées six ans. ".
10. Il ressort des termes mêmes de la décision de refus de séjour contestée qu'elle a été prise pour un ensemble de motifs, et notamment le comportement agressif de M. B révélé par la note sociale du 5 mars 2021, dont aucun ne résulte de la consultation du TAJ, cette consultation n'ayant été mentionnée que pour apprécier la possibilité de prendre à son encontre une obligation de quitter le territoire français sur le fondement du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'édiction de la décision de refus de titre de séjour à défaut pour la préfète de justifier que la consultation du TAJ s'est faite conformément aux dispositions des articles R. 40-29 et R. 40-30 du code de procédure pénale ne peut qu'être écarté.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles (), L. 423-22 () à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () ".
12. Il résulte de ce qui a été exposé au point 8 de la présente ordonnance que M. B ne satisfaisait pas effectivement aux conditions posées par l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de que la préfète du Loiret aurait dû saisir la commission du titre de séjour doit être écarté.
13. En sixième lieu, M. B ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'erreur de fait commise dans leur application sur la menace pour l'ordre public qu'il représente, dès lors qu'il n'a pas fondé sa demande de titre de séjour sur leur fondement et que la préfète du Loiret, qui n'y était pas tenue, ne s'est pas spontanément prononcée à ce titre. En tout état de cause, ces dispositions, qui concernent les étrangers qui ont été confiés à l'Aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit, ne lui sont pas applicables.
14. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
15. Pour les mêmes motifs de fait que ceux énoncés au point 8 de la présente ordonnance, la préfète du Loiret n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels ses décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ont été prises. Par suite, les moyens tirés de ce que ces décisions méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés. Enfin, et pour ces mêmes motifs de fait, la préfète du Loiret n'a pas entaché ces décisions d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle et familiale de M. B.
16. En dernier lieu, la décision de refus de titre de séjour n'étant, ainsi qu'il vient d'être dit, pas illégale, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale dès lors qu'elle est fondée sur une décision de refus de titre de séjour elle-même illégale doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement. Par suite, ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même, en conséquence, de l'ensemble de ses conclusions présentées à titre accessoire, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A B.
Copie en sera adressée à la préfète du Loiret.
Fait à Versailles, le 22 octobre 2024.
La magistrate désignée,
C. BRUNO-SALEL
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier,
N°23VE00553
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026