mardi 3 septembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE00581 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | MEGHERBI |
Vu la procédure suivante :
Procédures contentieuses antérieures :
Mme C A, épouse B a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 15 février 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de certificat de résidence, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an.
M. D E B a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 15 février 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an.
Par un jugement n° 2203571-2203572 du 28 février 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté ces deux demandes après les avoir jointes.
Procédures devant la cour :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 et 28 mars 2023, sous le n° 23VE00581, M. B, représenté par Me Megherbi, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler cet arrêté ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine lui délivrer un certificat de résidence de dix ans ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer un certificat de résidence temporaire d'un an ;
4°) et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de refus de certificat de résidence est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié dès lors, d'une part, qu'elles ne prévoient pas l'obligation d'être en possession d'un visa de long séjour pour se voir délivrer un certificat de résidence sur leur fondement, d'autre part, que l'irrégularité de son séjour à la date du dépôt de sa demande est due aux services de la préfecture qui ont tardé à lui accorder une date de rendez-vous et, enfin, qu'il démontre être à la charge de sa fille de nationalité française ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est disproportionnée au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an est disproportionnée au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 et 28 mars 2023, sous le n° 23VE00584, Mme B, représenté par Me Megherbi, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler cet arrêté ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine lui délivrer un certificat de résidence de dix ans ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer un certificat de résidence temporaire d'un an ;
4°) et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de refus de certificat de résidence est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dès lors, d'une part, qu'elles ne prévoient pas l'obligation d'être en possession d'un visa de long séjour pour se voir délivrer un certificat de résidence sur leur fondement, d'autre part, que l'irrégularité de son séjour à la date du dépôt de sa demande est due aux services de la préfecture qui ont tardé à lui accorder une date de rendez-vous et, enfin, qu'elle démontre être à la charge de sa fille de nationalité française ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est disproportionnée au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an est disproportionnée au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 27 décembre 1968 signé entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles, modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () premiers vice-présidents des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. (). ".
2. M. D E B et Mme C A, épouse B, ressortissants algériens, nés respectivement le 31 décembre 1952 et le 11 avril 1961, sont entrés en France le 3 mars 2020 munis d'un visa court séjour portant la mention " ascendant non à charge ". Ils ont sollicité la délivrance d'un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " en invoquant le bénéfice des stipulations énoncées au b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, le 22 décembre 2021. Par les arrêtés contestés du 15 février 2022, le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de leur délivrer un certificat de résidence, leur a fait une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et prononcé à leur encontre une interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an. M. et Mme B ont fait appel du jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 28 février 2023.
Sur la jonction :
3. Les requêtes nos 23VE00581 et 23VE00584, qui tendent à l'annulation du même jugement, présentent à juger des questions communes. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
Sur la légalité des arrêtés attaqués :
4. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des arrêtés contestés, déjà soulevé en première instance et à l'appui duquel M. et Mme B ne présentent en appel aucun élément nouveau, doit être écarté pour le même motif que celui retenu à bon droit par les premiers juges, au point 5 du jugement attaqué.
En ce qui concerne les refus de délivrance de certificats de résidence :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : () / b) À l'enfant algérien d'un ressortissant français si cet enfant a moins de vingt et un ans ou s'il est à la charge de ses parents, ainsi qu'aux ascendants d'un ressortissant français et de son conjoint qui sont à sa charge () ".
6. D'une part, il ressort des termes des arrêtés contestés que pour refuser de leur délivrer les certificats de résidence demandés, sur le fondement du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien précité, le préfet s'est fondé non pas sur l'absence de visa de long séjour mais sur le caractère irrégulier du séjour des intéressés à la date du dépôt de leur demande. Par suite, M. et Mme B ne sont pas fondés à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine aurait entaché ses décisions de refus de séjour d'une erreur de droit en leur opposant à tort l'absence de détention d'un visa de long séjour.
7. D'autre part, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
8. Il résulte des termes des arrêtés contestés que les décisions de refus de délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 précité sont fondées sur l'irrégularité du séjour de M. et Mme B à la date du dépôt de leur demande. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme B ont tenté à de multiples reprises d'obtenir un rendez-vous aux services de la préfecture afin d'effectuer leur demande de titre de séjour avant l'expiration de leur visa, qui a été prolongé plusieurs fois du fait de l'épidémie de covid-19 jusqu'au 8 novembre 2021, et qu'ils ont saisi à cette fin le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application des dispositions énoncées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par deux ordonnances du 4 novembre 2021, le juge des référés a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de leur délivrer une date de convocation afin de leur permettre de faire enregistrer leur demande de titre de séjour dans un délai de vingt-et-un jours. Or les requérants soutiennent sans être contestés que malgré cette injonction, le préfet des Hauts-de-Seine ne les a convoqués que le 22 décembre 2021, date à laquelle ils ont pu déposer leur demande de la délivrance de certificats de résidence sur le fondement des stipulations précitées. Dans ces circonstances particulières, l'irrégularité du séjour de M. et Mme B à la date du dépôt de leurs demandes de titre de séjour ne pouvait pas, à elle seule, justifier que le préfet des Hauts-de-Seine rejette ces demandes. Ainsi, le motif retenu dans les décisions attaquées est entaché d'erreur de droit.
9. Toutefois, pour établir que les décisions attaquées étaient légales, le préfet a invoqué, dans ses mémoires en défense de première instance communiqués aux requérants, un autre motif tiré de ce que M. et Mme B ne pouvaient être regardés comme étant à la charge de leur fille de nationalité de française. A cet égard, si les requérants font valoir que leurs revenus sont insuffisants pour vivre dignement en Algérie au regard du coût de la vie dans ce pays, il ressort des pièces du dossier que M. B perçoit une pension de retraite mensuelle de 66 148,91 dinars algériens, soit un montant substantiellement supérieur au salaire minimum en Algérie, qui s'élevait, à la date des décisions contestées, à 20 000 dinars. En outre, les requérants ne soutiennent pas que leur fille et son époux, auprès desquels ils résident depuis leur arrivée en France, ne seraient pas susceptibles de leur transmettre de l'argent depuis la France, ce qu'ils ont d'ailleurs déjà fait antérieurement à leur arrivée. Si M. et Mme B soutiennent par ailleurs, pour la première fois en appel, que l'assistance physique et morale de leur fille leur est nécessaire, du fait d'une perte d'autonomie progressive, les intéressés, âgés de soixante-neuf et soixante ans à la date des décisions contestées, n'apportent aucun élément au soutien de ces allégations. Par suite, le motif tiré de ce que M. et Mme B ne peuvent être regardés comme étant à la charge de leur fille, au sens et pour l'application des stipulations précitées du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, est de nature à fonder légalement le refus de délivrance de certificats de résidence sur ce fondement. Il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif, de sorte que la demande de substitution de motifs sollicitée par le préfet devant les premiers juges doit être accueillie.
10. En second lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ". L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. Si M. et Mme B soutiennent que l'une de leurs deux filles et ses enfants, dont ils sont très proches, sont de nationalité française et établis en France, que leur autre fille réside en France, et qu'ils n'entretiennent plus de lien avec leurs fils, dont il ne connaissent pas le pays de résidence, il ressort des pièces du dossiers que leurs fratries respectives vivent toujours en Algérie, où ils ont eux-mêmes vécus jusqu'à leur arrivée en France, aux âges de soixante-sept et cinquante-huit ans, moins de deux ans avant l'édiction des décisions attaquées. Il suit de là que l'atteinte disproportionnée au respect de leur vie privée et familiale qu'ils allèguent n'est pas caractérisée. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
12. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté.
En ce qui concerne les obligations de quitter le territoire français :
13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11 de la présente ordonnance, le moyen tiré de la disproportion manifeste résultant des décisions portant obligation de quitter le territoire français au regard du droit de M. et Mme B au respect de leur vie privée et familiale doit être écarté.
En ce qui concerne les interdictions de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
14. Compte tenu des éléments exposés au point 11 de la présente ordonnance, et notamment de ce que les requérants ne sont pas dépourvus d'attaches familiales dans leur pays d'origine, où ils ont vécus jusqu'aux âges de soixante-sept et cinquante-huit ans, jusqu'à moins de deux ans à la date de la décision contestée, et dès lors qu'ils ne soutiennent pas que leurs filles et leurs petits-enfants ne seraient pas en mesure de leur rendre visite en Algérie, le moyen tiré de la disproportion dont seraient entachées les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an au regard de leur droit au respect de leur vie privée et familiale doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes d'appel de M. et Mme B sont manifestement dépourvues de fondement. Dès lors, leurs conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précité. Il en va de même, par voie de conséquence, de l'ensemble de leurs conclusions présentées à titre accessoire, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme B sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D E B, à Mme C A, épouse B, et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine
Fait à Versailles, le 3 septembre 2024.
Le premier vice-président de la Cour,
président de la 2ème chambre,
B. EVEN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Nos 23VE00581, 23VE00584
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026