jeudi 14 novembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE01579 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | ABDENNOUR |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A C a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 27 juin 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination de sa reconduite et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Par un jugement n° 2210706 du 14 avril 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 5 juillet 2023, M. C, représenté par Me Abdennour, avocate, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté contesté ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement est insuffisamment motivé, notamment en ce qui concerne les motifs qui l'ont conduit à adopter une appréciation différente de celle de son précédent jugement ;
- la compétence du signataire de l'arrêté contesté n'est pas justifiée en l'absence de la preuve par le préfet de l'absence ou de l'empêchement des supérieurs hiérarchiques ;
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation professionnelle, dès lors qu'il a transmis à la préfecture de nombreuses pièces justifiant de cette activité ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il réside en France de manière ininterrompue depuis septembre 2018, que sa fratrie réside en France, qu'il a été hébergé chez sa sœur, de nationalité française, et vit désormais avec l'un de ses frères, atteint de cécité, qu'il assiste dans tous les aspects de sa vie quotidienne pour l'ensemble de ses activités universitaires et sportives, qu'il participe à des ateliers linguistiques et maîtrise la langue française aussi bien à l'oral qu'à l'écrit, qu'il justifie d'une insertion professionnelle, notamment par la création d'une entreprise de livraison à vélo en 2021, par ses activités de rénovation d'intérieur et de bricolage, qu'il exerce en auto-entrepreneur et par un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de technicien du bâtiment au sein de la société Deco SNI depuis le 1er mars 2022 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'autorité de la chose jugée ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par exception d'illégalité du refus de séjour ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'autorité de la chose jugée ;
- elle l'expose à un risque de traitements inhumains et dégradants en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours est illégale par exception d'illégalité du refus de séjour et de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale par exception d'illégalité du refus de séjour et de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle l'expose à un risque de traitements inhumains et dégradants en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français durant un an est illégale par exception d'illégalité du refus de séjour et de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des critères fixés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Versailles du 20 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 septembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;
- le code de justice administrative.
Par une décision en date du 2 septembre 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. C, ressortissant algérien né le 2 janvier 1993, entré en France en septembre 2018, selon ses déclarations, a fait l'objet, par un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 octobre 2021, d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. Cet arrêté a été annulé par un jugement n° 2112501 du 3 décembre 2021 du magistrat désigné par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, enjoignant au préfet de réexaminer la situation de M. C. Par l'arrêté contesté du 27 juin 2022, le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination de sa reconduite et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. M. C relève appel du jugement du 14 avril 2023 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande d'annulation de cet arrêté.
Sur la régularité du jugement :
3. Le tribunal, qui n'était tenu de répondre qu'aux moyens, et non aux simples arguments du demandeur, a répondu par un jugement qui est suffisamment motivé à l'ensemble des moyens soulevés dans la demande, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation dont le préfet aurait entaché sa décision portant obligation de quitter le territoire français, de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales par l'ensemble des décisions contestées, ou encore de la disproportion dont serait entachée la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. La circonstance qu'il ait rendu une solution différente du précédent jugement du 3 décembre 2021 est sans incidence sur le caractère suffisant de cette motivation. Par suite, le moyen tiré de ce que le jugement attaqué est insuffisamment motivé doit être écarté.
Sur la légalité des décisions contestées :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions contestées :
4. Il ressort des pièces du dossier de première instance que l'arrêté contesté a été signé par M. D B, adjoint au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement à la préfecture des Hauts-de-Seine, qui bénéficiait d'une délégation de signature en vertu d'un arrêté PCI n° 2022-057 du 1er juin 2022 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le supérieur hiérarchique de M. B n'était pas absent ou empêché. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté contesté aurait été pris par une autorité incompétente doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, la circonstance que l'arrêté contesté, qui mentionne le contrat de travail à durée indéterminée conclu par M. C, fasse état d'une " activité salariée sporadique " n'est pas de nature à établir que la décision portant refus de titre de séjour serait entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5° au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
7. M. C fait valoir qu'il réside en France de manière ininterrompue depuis septembre 2018, que sa fratrie réside en France, qu'il a été hébergé chez sa sœur, de nationalité française, et vit désormais avec l'un de ses frères, également de nationalité française, atteint de cécité et auquel il prête assistance dans tous les aspects de sa vie quotidienne ainsi que pour l'ensemble de ses activités universitaires et sportives, qu'il participe à des ateliers linguistiques et maîtrise la langue française aussi bien à l'oral qu'à l'écrit, qu'il justifie d'une insertion professionnelle, notamment par la création d'une entreprise de livraison à vélo en 2021, par ses activités de rénovation d'intérieur et de bricolage en auto-entrepreneur et par un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de technicien du bâtiment depuis le 1er mars 2022. Toutefois, le requérant ne justifie d'une présence continue sur le territoire national qu'à compter du mois de février 2020, soit à peine deux ans avant l'arrêté contesté. Célibataire sans charge de famille, il n'établit pas être totalement dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où résident toujours ses parents et l'un de ses frères et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge d'au moins vingt-cinq ans. S'il fait valoir le caractère indispensable de sa présence auprès de son frère Yacine, dont la carte mobilité inclusion indique qu'il nécessite un accompagnement pour sa cécité, il ne ressort toutefois pas des pièces de dossier que celui-ci ne pourrait être assisté par une tierce personne, alors notamment qu'ils ont vécu longtemps séparé et que deux autres membres de la fratrie sont présents sur le territoire français. Par ailleurs, si le requérant fait état de l'enregistrement au registre du commerce et des sociétés d'une société qu'il aurait créé en février 2021 pour des activités de coursier à vélo, de livraison de colis ou encore d'achat et de vente de vélos neufs ou d'occasion, produit des captures d'écran de plusieurs commentaires d'une application de bricolage sur laquelle il a proposé ses services à compter du mois de juillet 2019 ou encore justifie d'une activité professionnelle sous contrat à durée indéterminée depuis le mois de mars 2022, il n'établit pas une insertion professionnelle ancienne et stable à la date de l'arrêté contesté. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet des Hauts-de-Seine a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquelles cette décision a été prise et qu'il aurait, ainsi, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Pour les mêmes motifs de fait, la décision portant refus de titre de séjour n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
8. En dernier lieu, il ressort de l'article 3 du dispositif du jugement du 3 décembre 2021, dont les motifs ne sont pas revêtus de l'autorité absolue de la chose jugée, que le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait seulement enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de M. C. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet des Hauts-de-Seine aurait méconnu l'autorité de la chose jugée.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée par exception d'illégalité de la décision de refus de séjour, ne peut qu'être écarté.
10. En deuxième lieu, dans les circonstances rappelées au point 7, en assortissant son refus de délivrer à M. C un titre de séjour d'une obligation de quitter le territoire français, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée.
11. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que le préfet des Hauts-de-Seine aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre d'une décision d'obligation de quitter le territoire français qui, par elle-même, ne contraint pas M. C à retourner en Algérie.
12. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 8, le moyen tiré de ce que le préfet des Hauts-de-Seine aurait méconnu l'autorité de la chose jugée du jugement du 3 décembre 2021 en obligeant M. C à quitter le territoire français, doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
13. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de ce que la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours devrait être annulée par exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
14. En second lieu, dans les circonstances rappelées au point 7, en l'absence de circonstances particulières justifiant qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours soit accordé à M. C, la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi devrait être annulée par exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
16. En deuxième lieu, le requérant n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où résident encore ses parents ainsi que l'un de ses frères et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge d'au moins vingt-cinq ans. Par suite, la décision fixant le pays de renvoi en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement en litige n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée.
17. En troisième lieu, en se bornant à faire valoir que son frère Yacine, de nationalité française, nécessite sa présence quotidienne auprès de lui, M. C n'établit pas qu'il serait exposé à des risques actuels, personnels et réels de peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Algérie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :
18. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an devrait être annulée par exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
19. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
20. Dans les circonstances rappelées au point 7, eu égard notamment à la durée de présence en France de l'intéressé, à ses conditions de séjour, à ses attaches familiales et au caractère récent de son insertion professionnelle, en assortissant l'obligation faite à M. C de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, et en fixant à un an la durée de cette interdiction, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
21. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel M. C est manifestement dépourvue de fondement et ne peut qu'être rejetée, en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris les conclusions ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Versailles, le 14 novembre 2024.
La magistrate désignée,
O. DORION
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
3
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026