jeudi 30 janvier 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-24VE00214 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C B a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2023 par lequel le préfet des Yvelines lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Par un jugement n° 2310341 du 22 décembre 2023, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 26 janvier 2024, M. B, représenté par Me Darrot, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement attaqué ;
2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, les décisions contestées ;
3°) d'enjoindre au préfet compétent de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- cette insuffisance de motivation révèle un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire méconnait la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;
- elle méconnaît les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;
- la décision de signalisation aux fins de non admission dans le système d'information Schengen est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive 2004/38/CE du 29 avril 2004 ;
- la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Par une décision en date du 2 septembre 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent () par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. B, ressortissant congolais (République du Congo) né le 7 mai 1982, entré en France le 3 avril 2019, a présenté une demande d'asile enregistrée le 25 juin 2019, demande rejetée le 14 septembre 2020 par le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), décision confirmée le 24 juin 2021 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). A la suite du rejet de sa demande d'asile, il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 26 juillet 2021. Par un arrêté du 23 janvier 2023, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un mois. M. B a demandé au tribunal administratif de Rouen l'annulation de cet arrêté. Le tribunal administratif de Rouen a rejeté par un jugement du 14 décembre 2023, sa demande d'annulation de cet arrêté. Interpellé le 14 décembre 2023 pour violences conjugales, il a été placé en garde à vue. Par l'arrêté contesté du 15 décembre 2023, le préfet des Yvelines lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de sa reconduite et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, en l'informant de ce qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. M. B relève appel du jugement du 22 décembre 2023 par lequel le magistrat désigné par le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande d'annulation de cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour () ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () "
4. L'arrêté contesté vise notamment le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que M. B s'est maintenu en situation irrégulière sur le territoire français en dépit de la mesure de refus de titre de séjour dont il a fait l'objet le 23 janvier 2023, prise par le préfet de la Seine-Maritime et notifiée par voie postale le 25 janvier 2023. La décision portant obligation de quitter le territoire français est, ainsi, suffisamment motivée. L'arrêté contesté précise que M. B a déclaré lors de son audition par les services de police le 14 décembre 2023 avoir conclu un pacte civil de solidarité (pacs) avec Mme A, enceinte de sept mois, sans justifier de ses liens avec cette dernière et être père de quatre enfants tous à charge sans en apporter la preuve et sans justifier d'une quelconque prise en charge, que sur ses quatre enfants, trois de ses enfants âgés de seize, treize et dix ans vivent au Congo, et que seule l'aînée de vingt-et-un ans vit sur le territoire français. Il ajoute que M. B a été placé en garde à vue le 14 décembre 2023 pour violences conjugales au commissariat de Sartrouville et qu'il démontre aucune intégration sociale, culturelle ou professionnelle. Il ressort de ces motifs que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
6. M. B se prévaut de l'ancienneté de sa résidence en France depuis 2019, de sa vie commune depuis le mois de juillet 2020 avec une compatriote titulaire d'une carte de résident, avec laquelle il s'est pacsé le 2 novembre 2021, enceinte à la date de l'arrêté contesté d'un enfant à naître qu'il a reconnu par anticipation, et mère de deux enfants français issu d'une précédente union, de la présence en France de sa fille titulaire d'une carte de séjour mention " étudiant et de ce que sa présence en France ne constitue pas une menace d'ordre public. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'entré sur le territoire français en 2019, M. B s'y est maintenu irrégulièrement en dépit de l'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet le 26 juillet 2021, suite au rejet de sa demande d'asile, et du rejet de sa demande de titre de séjour, par un arrêté du 23 janvier 2023 du préfet de la Seine-Maritime, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un mois. Son entrée en France et sa vie commune avec sa partenaire de pacs, dont il n'établit l'existence au mieux qu'à compter de 2022, étaient en tout état de cause récents à la date de l'arrêté contesté. En outre, il a été placé en garde à vue le 14 décembre 2023 pour des faits de violences conjugales et a été convoqué à une composition pénale en mars 2024 pour ces faits. S'il soutient qu'il s'occupe de sa partenaire de pacs, atteinte de drépanocytose, il ne démontre pas que sa présence serait indispensable auprès d'elle et des enfants mineurs de sa partenaire. Lui-même est père de quatre enfants dont seule l'aînée majeure, âgée de vingt-et-un ans, réside sur le territoire français en qualité d'étudiante, ses trois autres enfants, mineurs âgés de seize, treize et dix ans résidant au Congo. M. B n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-sept ans et où résident trois de ses enfants, ses frères et sa sœur. Il est dépourvu d'emploi et ne se prévaut que d'une activité bénévole à la Croix-Rouge. Enfin, le tribunal administratif de Rouen a rejeté par un jugement du 14 décembre 2023, sa demande d'annulation de l'arrêté du 23 janvier 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un mois. Dans ces conditions, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, le préfet des Yvelines n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
7. En dernier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale."
8. Ainsi qu'il a été dit, seule la fille aînée majeure de M. B réside en France tandis que ses enfants mineurs résident au Congo et il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet ait méconnu l'intérêt supérieur des enfants mineurs de sa partenaire de pacs. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
9. M. B ne se prévaut pas utilement de la directive n° 2008/115/CE du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, dès lors que cette directive a été transposée en droit interne et qu'il n'est pas même allégué que cette transposition méconnaîtrait les objectifs de cette directive.
10. Si M. B soutient qu'il ne s'est pas soustrait à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre le 23 janvier 2023, dès lors que l'exécution de cette mesure d'éloignement a été suspendue jusqu'au 14 décembre 2023 par l'exercice d'un recours contentieux, il est constant qu'il avait fait l'objet d'un arrêté du 26 juillet 2021 portant obligation de quitter le territoire à l'exécution duquel il s'est effectivement soustrait. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
11. En se bornant à faire valoir que la décision fixant le pays de destination est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, M. B n'établit pas qu'il serait exposé à des risques actuels, personnels et réels de peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en République du Congo. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté. La demande d'asile qu'il a présentée a au demeurant été rejetée par une décision du 14 septembre 2020 de l'OFPRA confirmée par une décision du 24 juin 2021 de la CNDA.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français durant un an :
12. Aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () les décisions d'interdiction de retour () prévues aux articles L. 612-6 () sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ". Aux termes de l'article L. 612-6 du même code : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour (). ".
13. En premier lieu, il ressort de ce qui vient d'être dit que M. B n'établit pas que l'obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
14. En deuxième lieu, pour prononcer à l'encontre du requérant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, le préfet des Yvelines, après avoir rappelé les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a notamment relevé que M. B s'est maintenu sur le territoire français en dépit de la mesure d'éloignement en date du 26 juillet 2021, que son comportement constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'ordre public et qu'il ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière. La décision portant interdiction de retour sur le territoire français est, ainsi, suffisamment motivée.
15. En troisième lieu, les éléments d'appréciation énoncés par les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier la durée de présence sur le territoire français, la nature et l'ancienneté des liens avec la France et la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français, ne présentent pas un caractère plus restrictif que ceux prévus par les stipulations de la directive du 16 décembre 2008. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français aurait été prise sur le fondement de dispositions législatives contraires aux objectifs de la directive du 16 décembre 2008 ne peut qu'être écarté.
16. En dernier lieu, dans les circonstances rappelées aux points précédents, alors notamment que l'intéressé a fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement, en assortissant la décision faisant obligation à M. B de quitter le territoire français sans délai, d'une interdiction de retour d'une durée d'un an, le préfet des Yvelines n'a pas fait une inexacte application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
17. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006 () ".
18. Lorsqu'elle prend à l'égard d'un ressortissant étranger une décision d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Il s'ensuit que le requérant ne soutient pas utilement que son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen est entaché d'illégalité.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement et ne peut qu'être rejetée, selon la procédure prévue au dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et ses conclusions tendant à ce qu'il soit fait application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B.
Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.
Fait à Versailles, le 30 janvier 2025.
La magistrate désignée,
O. DORION
La République mande et ordonne au ministre d'État, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
3
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026