lundi 23 juin 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-24VE00789 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | exécution décision justice adm |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELARL CABINET GENTILHOMME |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SCI Le Moulin Larive a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler la décision née le 13 avril 2019 par laquelle le maire de Montlignon a implicitement refusé d'abroger partiellement le plan local d'urbanisme de la commune en tant qu'il institue une zone UH 1 sur la parcelle cadastrée section AK n° 13, d'enjoindre à la commune de Montlignon d'abroger partiellement son plan local d'urbanisme, dans un délai de six mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de mettre à la charge de la commune de Montlignon une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1906649 du 11 mai 2021, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision par laquelle la commune de Montlignon a implicitement refusé d'abroger partiellement son plan local d'urbanisme en tant qu'il classe la parcelle cadastrée section AK n° 13 en sous-secteur UH 1, a enjoint à la commune d'abroger son plan local d'urbanisme en tant qu'il classe en sous-secteur UH 1 la parcelle cadastrée AK n° 13, dans un délai de deux mois, et a mis à la charge de la commune de Montlignon la somme de 1 500 euros à verser à la SCI Le Moulin Larive au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un arrêt n° 21VE02059, 21VE02706 du 25 avril 2023, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté la requête de la commune de Montlignon tendant à l'annulation de ce jugement et au rejet de la demande présentée par la SCI Le Moulin Larive, a prononcé le non-lieu à statuer sur la requête de la commune de Montlignon tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement et a mis à sa charge la somme de 1 500 euros à verser à la SCI Le Moulin Larive au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure d'exécution devant la cour :
Par une lettre, enregistrée le 11 mars 2024, la SCI Le Moulin Larive, représentée par Me Laplante, a demandé à la cour d'ordonner à la commune de Montlignon de procéder à l'exécution du jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise n° 1906649 du 11 mai 2021 et de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles n° 21VE02059, 21VE02706 du 25 avril 2023, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Par une ordonnance du 27 mars 2024, le président de la cour administrative d'appel de Versailles a ouvert une procédure juridictionnelle sous le n° 24VE00789.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 24 septembre 2024 et le 9 octobre 2024, la commune de Montlignon, représentée par Me Gentilhomme, conclut au rejet de la demande d'exécution.
Elle soutient avoir versé les sommes mises à sa charge au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et fait valoir que la procédure de révision du plan local d'urbanisme est en cours. Elle produit notamment un mandat de paiement d'un montant de 3 000 euros, puis une délibération du conseil municipal du 21 mai 2024 ayant pour objet de " prescrire la modification simplifiée n° 5 du Plan Local d'Urbanisme afin de procéder au reclassement de la parcelle AK. N° 13 en zone UH, conformément à la décision du juge administratif, et de supprimer le secteur UH1 sur le plan de zonage et dans le règlement ".
Par un mémoire, enregistré le 5 novembre 2024, la SCI Le Moulin Larive, représenté par Me Laplante, demande à la cour d'enjoindre à la commune de Montlignon de procéder à l'abrogation de son plan local d'urbanisme en tant qu'il institue une zone UH 1 sur la parcelle cadastrée section AK n° 13, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de mettre à la charge de la commune une somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la délibération du 21 mai 2024, produite par la commune, n'établit pas que la modification qu'elle prescrit a été effectivement adoptée.
Par deux mémoires, enregistrés le 17 avril 2025 et le 20 mai 2025, la commune de Montlignon, représenté par Me Gentilhomme, conclut au rejet de la demande d'exécution.
Elle soutient avoir entièrement exécuté le jugement et produit notamment, à l'appui de son mémoire du 20 mai, une délibération du conseil municipal du 12 mai 2025 approuvant la modification simplifiée n° 5 de son plan local d'urbanisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents () des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il résulte de l'instruction que par une délibération du 12 mai 2025, signée le 14 mai 2025, le conseil municipal de Montlignon a approuvé la modification simplifiée n° 5 du plan local d'urbanisme, ayant pour objet le reclassement de la parcelle AK n° 13 en zone UH et la suppression de la zone UH 1. Il résulte des mentions portées sur cette délibération qu'elle a fait l'objet d'une publication ainsi que d'une transmission aux services de la préfecture, le 14 mai 2025. Ainsi, postérieurement à l'enregistrement de la demande d'exécution de la SCI Le Moulin Larive, la commune de Montlignon a entièrement exécuté le jugement n° 1906649 rendu par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 11 mai 2021 et l'arrêt n° 21VE02059, 21VE02706 rendu par la cour administrative d'appel de Versailles le 25 avril 2023. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Montlignon la somme de 1 500 euros à verser à la SCI Le Moulin Larive au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par la SCI Le Moulin Larive.
Article 2 : La commune de Montlignon versera à la SCI Le Moulin Larive la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Le Moulin Larive et à la commune de Montlignon.
Fait à Versailles, le 23 juin 2025.
Le premier vice-président de la Cour,
président de la 2ème chambre,
B. EVEN
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026