jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-24VE01405 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | exécution décision justice adm |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | TANGALAKIS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 13 avril 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office.
Par un jugement n° 2203722 du 23 juin 2022, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 22VE01773 du 25 janvier 2024, la cour administrative d'appel de Versailles a annulé le jugement du tribunal administratif de Versailles n° 2203722 du 23 juin 2022 ainsi que l'arrêté du préfet de l'Essonne du 13 avril 2022, a enjoint au préfet de l'Essonne de délivrer à M. B une carte de séjour d'un an portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois à compter de la notification de cet arrêt, sans assortir cette injonction d'une astreinte, et a mis à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros à verser à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure d'exécution devant la cour :
Par une lettre, enregistrée le 14 mars 2024, M. B, représenté par Me Tangalakis, avocat, a demandé à la cour d'ordonner à la préfète de l'Essonne de procéder à l'exécution de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles n° 22VE01773 du 25 janvier 2024, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 27 mai 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Versailles a ouvert une procédure juridictionnelle sous le n° 24VE01405.
Par des mémoires, enregistrés les 11 et 14 juin 2024, M. B, représenté par Me Tangalakis, a sollicité l'exécution de l'arrêt de la cour n° 22VE01773 du 25 janvier 2024 par la préfète de l'Essonne, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La préfète de l'Essonne a produit, le 26 septembre 2024, un extrait du fichier AGDREF (application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France), mentionnant la remise d'une carte de séjour temporaire à M. B le 23 septembre 2024.
Par un mémoire, enregistré le 27 septembre 2024, M. B, représenté par Me Tangalakis, a reconnu avoir reçu, ce même jour 23 septembre 2024, la carte de séjour temporaire que la cour avait enjoint au préfet de lui délivrer.
Il maintient cependant ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et demande à la cour de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à lui verser à ce titre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents () des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il résulte de l'instruction que le 23 septembre 2024, le préfet de l'Essonne a remis à M. B la carte de séjour temporaire d'un an précitée. Ainsi, postérieurement à l'enregistrement de la demande d'exécution de M. B, le préfet de l'Essonne a entièrement exécuté l'arrêt n° 22VE01773 rendu par la cour administrative d'appel de Versailles le 25 janvier 2024. Par suite, les conclusions tendant à l'exécution de cet arrêt sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par M. B.
Article 2 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée à la préfète de l'Essonne.
Fait à Versailles, le 3 octobre 2024
Le premier vice-président de la Cour,
président de la 2ème chambre,
B. EVEN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026