jeudi 13 février 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-24VE02262 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SORIN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Beatrice SRL, représentant la société Passavant Impianti SPA, la société MST SPA, venant aux droits de la société Neosia SPA, anciennement dénommée Tecnimont Civil Construction, la société GLS SA, la société Beglar Ingegneria SRL, représentée par Me Biagio Senise, agissant en qualité de liquidateur, le cabinet Jean de Giacinto et la société SARL J.R. Ateliers Mathieu Jallet, ont demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise :
- de condamner le syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) à verser, au titre du manque à gagner, la somme de 9 103 971,07 euros à la société Passavant Impianti SPA, la somme de 11 314 170,41 euros à la société Neosia SPA, la somme de 150 910 euros au cabinet Jean de Giacinto, la somme de 144 270 euros à la société SARL J.R. Ateliers Mathieu Jallet, la somme de 163 000 euros à la société Beglar Ingegneria SRL et la somme de 546 645 euros à la société GLS SA ;
- de condamner le SIAAP à verser, au titre des frais engagés pour la présentation de leur offre, la somme de 1 331 460,82 euros à la société Passavant Impianti SPA, la somme de 1 168 142,78 euros à la société Neosia SPA, la somme de 88 484,39 euros à la société SARL J.R. Ateliers Mathieu Jallet, la somme de 87 700 euros à la société Beglar Ingegneria SRL, la somme de 530 051 euros à la société GLS SA et la somme de 130 051,80 euros au cabinet Jean de Giacinto ;
- de condamner le SIAAP à verser, au titre des frais de procédures annexes, la somme de 2 199 718,32 euros à la société Passavant Impianti SPA et la somme de 87 931,43 euros à la société Neosia SPA ;
- de condamner le SIAAP à verser, au titre de son préjudice d'image professionnelle, la somme de 12 000 000 euros à la société Passavant Impianti SPA ;
- à titre subsidiaire, de désigner un expert pour évaluer le montant des préjudices subis ;
- de mettre à la charge du SIAAP la somme de 3 000 euros à verser à chacun d'entre eux en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1901844 du 6 juin 2024, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné le syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne à verser aux sociétés Passavant Impianti et autres la somme cumulée de 3 335 890,79 euros selon les modalités fixées au point 9 du jugement et la somme de 2 000 euros chacune au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et a rejeté le surplus des conclusions des parties.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 6 août 2024, la société GLS, représenté par Me Lerat, avocate, demande à la cour :
1°)d'annuler ce jugement en tant qu'il limite le montant de l'indemnisation sollicitée par l'exposante, à l'indemnisation de ses frais de soumissionnement et à la somme de 530 051 euros hors taxes ;
2°)de condamner le SIAAP à l'indemniser de son entier préjudice évalué à la somme de 1 076 696 euros assortis des intérêts légaux à compter du 8 mars 2018 et de leur capitalisation ;
3°)de mettre à la charge du SIAAP la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 décembre 2024, le syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne représenté par Me Pugeault, avocat, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société GLS de la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 29 janvier 2025, la société GLS déclare se désister purement et simplement de l'instance enregistrée devant la cour.
Par un mémoire enregistré le 6 février 2025, le syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne représenté par Me Pugeault, avocat, accepte ce désistement et abandonne sa demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée à la société Beatrice SRL, représentant la société Passavant Impianti SPA, à la société Tecnimont Services SPA, venant aux droits de la société Neosia SPA, anciennement dénommée Tecnimont Civil Construction, à la société Beglar Ingegneria SRL, représentée par Me Biagio Senise, agissant en qualité de liquidateur, au cabinet Jean de Giacinto et à la société J.R. Ateliers Mathieu Jallet qui n'ont pas produit d'observations.
Par une décision en date du 2 septembre 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Versailles, a désigné M. Camenen, président assesseur de la 5ème chambre, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. La société GLS déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société GLS.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société GLS, au syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne, à la société Beatrice SRL, représentant la société Passavant Impianti SPA, à la société Tecnimont Services SPA, venant aux droits de la société Neosia SPA, à la société Beglar Ingegneria SRL, représentée par Me Biagio Senise, agissant en qualité de liquidateur, au cabinet Jean de Giacinto et à la société J.R. Ateliers Mathieu Jallet.
Fait à Versailles, le 13 février 2025.
Le président assesseur de la 5ème chambre,
G. CAMENEN
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026