jeudi 17 juillet 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-24VE02622 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | exécution décision justice adm |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELARL GRIFFITHS DUTEIL ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SCCV Saint Chéron 8 Lamoignon a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 2 février 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Chéron a refusé de lui délivrer un permis de construire pour la réalisation d'un ensemble immobilier composé de 33 logements et 11 places de stationnement, sur une parcelle cadastrée section AB n° 208, située 8 rue Lamoignon à Saint-Chéron, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Par un jugement n° 2105717 du 10 octobre 2023, le tribunal administratif de Versailles a annulé ces deux décisions et a enjoint au maire de la commune de Saint-Chéron de délivrer à la SCCV Saint Chéron 8 Lamoignon le permis de construire qu'elle a demandé, dans un délai de trois mois, assorti le cas échéant de prescriptions relatives notamment au positionnement du portail d'accès au terrain d'assiette.
Procédure d'exécution devant la cour :
Par un arrêt n°s 23VE02570, 23VE02845, 24VE02622 du 28 février 2025, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté la requête de la commune de Saint-Chéron tendant à l'annulation de ce jugement, a prononcé le non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de sursis à exécution présentées par la commune de Saint-Chéron dans l'instance n° 23VE02845, a assorti l'injonction prononcée par le tribunal administratif de Versailles d'une astreinte de 200 euros par jour de retard, à compter du délai d'un mois suivant sa notification, et a mis à la charge de la commune de Saint-Chéron la somme de 2 000 euros à verser à la SCCV Saint Chéron 8 Lamoignon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre, enregistrée au greffe de la cour le 25 avril 2025, la commune de Saint-Chéron fait valoir que le permis de construire demandé par la SCCV Saint Chéron 8 Lamoignon a été accordé sous réserve de prescriptions et produit l'arrêté du maire de la commune du 21 mars 2025 accordant ce permis de construire à la SCCV Saint Chéron 8 Lamoignon.
Par une lettre, enregistrée le 29 avril 2025, la SCCV Saint Chéron 8 Lamoignon a produit l'arrêté du maire de la commune de Saint-Chéron du 21 mars 2025 lui accordant le permis de construire demandé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents () des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Saint-Chéron a exécuté l'injonction prononcée par le jugement du tribunal administratif de Versailles n° 2105717 du 10 octobre 2023, dans les délais prescrits par l'arrêt de la cour n°s 23VE02570, 23VE02845, 24VE02622 du 28 février 2025. Dès lors, il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte prononcée à son encontre.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de la commune de Saint-Chéron.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCCV Saint Chéron 8 Lamoignon et à la commune de Saint-Chéron.
Fait à Versailles, le 17 juillet 2025.
Le premier vice-président de la Cour,
président de la 2ème chambre,
B. EVEN
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026