mardi 2 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-25VE02005 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | KWEMO |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer une attestation de demande d'asile, d'enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de demande d'asile et de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros, à verser à son conseil désigné au titre de l'aide juridictionnelle, au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un jugement n° 2403835 du 29 avril 2025, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, a annulé l'arrêté du 18 janvier 2024 du préfet du Val-d'Oise et rejeté le surplus de sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 27 juin 2025, M. A, représenté par Me Kwemo, demande à la cour :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler ce jugement ;
3°) d'annuler cet arrêté ;
4°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de demande d'asile, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans le délai de quinze jours ;
5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- c'est à tort que le tribunal a rejeté sa demande ;
- la décision contestée est entachée d'un vice d'incompétence de son signataire ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 521-7 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte excessive à sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision en date du 1er septembre 2025, la présidente de la cour administrative d'appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. M. A, ressortissant bangladais né le 15 janvier 1988, a présenté une demande d'asile enregistrée en guichet unique le 1er décembre 2021, rejetée le 17 octobre 2022 par le directeur général l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), décision confirmée le 17 janvier 2023 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), puis une demande de réexamen de sa demande d'asile enregistrée le 18 janvier 2024. Par un arrêté du même jour, le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer une attestation de demande d'asile. M. A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler cet arrêté, d'enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de demande d'asile et de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil désigné au titre de l'aide juridictionnelle. Par le jugement attaqué du 29 avril 2025 par lequel le tribunal a annulé l'arrêté contesté, rejeté sa demande d'injonction au motif qu'à la date de sa décision, la demande de réexamen de sa demande d'asile avait été rejetée pour irrecevabilité par l'OFPRA le 23 février 2024, et dit qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à sa demande présentée au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. A relève appel due ce jugement.
3. Au soutien de sa requête d'appel, M. A fait valoir que l'arrêté en litige est entaché d'illégalité. Dès lors que le tribunal a annulé cet arrêté, les conclusions à fin d'annulation de cette décision sont dépourvues d'objet et, par suite, entachées d'une irrecevabilité manifeste.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. A ne peut qu'être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte, ses conclusions tendant à être admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et celles tendant à ce qu'il soit fait application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.
Fait à Versailles, le 2 septembre 2025.
La magistrate désignée,
O. Dorion
La République mande et ordonne au ministre d'État, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026