lundi 15 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-25VE02369 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SCI Renaissance a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2019 au 31 mars 2022.
Par un jugement n° 2312522 du 17 juin 2025, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2025, la SCI Renaissance, représentée par le cabinet IODE avocats, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'ordonner la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2019 au 31 mars 2022 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 18 août 2025, la SCI Renaissance, représentée par le cabinet CSM Francis Lefebvre, demande à la cour d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension du recouvrement des sommes en litige jusqu'à ce qu'il soit statué sur le fond.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ; en effet, l'obligation de s'acquitter sans délai de la somme de 711 289 euros correspondant au montant total des impositions contestées lui cause un préjudice grave et immédiat, dès lors qu'elle est de nature à entraîner la cessation de son activité et la vente du bien immobilier, qu'elle porte atteinte à sa mission d'intérêt général dès lors qu'elle risque de placer les personnes hébergées en situation de précarité et que l'activité ne pourra pas être rétablie une fois la cessation de l'activité déclenchée ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de l'imposition en litige, dès lors que son activité relève bien du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée et qu'en tout état de cause, il aurait dû être jugé qu'elle était en droit de déduire intégralement la TVA sur les travaux réalisés, car l'affectation de l'immeuble à une activité partiellement soumise à la TVA rendait exigible la taxation d'une livraison à soi-même.
Par une décision en date du 1er septembre 2025, la présidente de la cour administrative d'appel de Versailles a désigné Mme Marc, présidente-assesseure de la 3ème chambre, en qualité de juge des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ces effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. La SCI Renaissance a demandé, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, par un mémoire présenté dans sa requête au fond, la suspension du recouvrement des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés. Or, il lui appartenait, conformément aux dispositions citées au point précédent, de présenter de telles conclusions dans une requête distincte de sa requête au fond. Ses conclusions aux fins de suspension sont, par suite, irrecevables. Il y a lieu, dès lors, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, de rejeter les conclusions de la requête de la SCI Renaissance, en tant qu'elles tendent, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, à la suspension du recouvrement des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2019 au 31 mars 2022.
O R D O N N E :
Article 1er : Les conclusions aux fins de suspension présentées par la SCI Renaissance dans la requête n° 25VE02369 sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Renaissance. Copie sera également transmise au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique ainsi qu'au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.
Fait à Versailles, le 15 septembre 2025.
La juge des référés,
E. Marc
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026