Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-26VE01451
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-26VE01451 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | OBARGUI |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d’annuler l’arrêté du 28 avril 2025 par lequel le préfet du Val‑d’Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée.
Par un jugement n° 2509300 du 14 avril 2026, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 13 mai 2026, Mme A..., représentée par Me Obargui, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement ;
2°) d’annuler cet arrêté ;
3°) d’enjoindre au préfet du Val‑d’Oise de délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la décision portant refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l’article L.422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations de l’article 9 de la convention franco-congolaise et est entachée d’une erreur d’appréciation du sérieux de ses études.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour administrative d’appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…), après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. (…) ».
2. Mme A..., ressortissante congolaise née le 27 mars 1998, entrée en France le 30 octobre 2022 munie d’un visa de long séjour valant titre de séjour portant la mention « étudiant » et mise en possession d’une carte de séjour temporaire portant la même mention valable jusqu’au 31 octobre 2024, en a demandé le renouvellement. Par l’arrêté contesté du 28 avril 2025, le préfet du Val-d’Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Mme A... relève appel du jugement du 14 avril 2026 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande d’annulation de cet arrêté.
3. Aux termes de l’article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 : « Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d’effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l’autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l’article 4, justifier d’une attestation d’inscription ou de préinscription dans l’établissement d’enseignement choisi, ou d’une attestation d’accueil de l’établissement où s’effectue le stage ainsi que, dans tous les cas, de moyens d’existence suffisants. Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention « étudiant ». Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d’existence suffisants ». Pour l’application de ces stipulations, il appartient à l’autorité administrative, saisie d’une demande de renouvellement d’une carte de séjour présentée en qualité d’étudiant d’apprécier, sous le contrôle du juge de l’excès de pouvoir, la réalité et le sérieux des études poursuivies.
4. Il ressort des pièces du dossier qu’après avoir validé un diplôme de bachelor « chargé des ressources humaines » à l’issue de l’année universitaire 2022/2023, Mme A... a été inscrite en mastère « manager en ressources humaines » au titre de l’année 2023/2024, année qu’elle n’a pas validée, et de nouveau dans la même formation auprès d’un autre établissement d’enseignement au titre des années 2024 à 2026. Toutefois, la requérante, qui a produit peu de pièces relatives à ses études au soutien de sa demande et ne produit aucune pièce nouvelle en appel, hormis une promesse d’embauche en contrat d’apprentissage du 12 mai 2026 postérieure à l’arrêté contesté, ne justifie pas du sérieux de ses études par la seule production d’une attestation d’inscription et d’identifiants de connexion pour des formations à distance et une dizaine de feuilles d’émargement attestant de sa présence à des séances de formation de quelques heures au cours des mois de septembre à novembre 2023. Dans ces conditions, en refusant de renouveler le titre de séjour de l’intéressée, le préfet du Val-d’Oise n’a pas fait une inexacte application des stipulations de l’article 9 de la convention franco-congolaise.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête d’appel de Mme A... est manifestement dépourvue de fondement et peut être rejetée, selon la procédure prévue au dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d’injonction et celles tendant à ce qu’il soit fait application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B....
Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.
La magistrate désignée,
O. Dorion
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d’annuler l’arrêté du 28 avril 2025 par lequel le préfet du Val‑d’Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée.
Par un jugement n° 2509300 du 14 avril 2026, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 13 mai 2026, Mme A..., représentée par Me Obargui, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement ;
2°) d’annuler cet arrêté ;
3°) d’enjoindre au préfet du Val‑d’Oise de délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la décision portant refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l’article L.422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations de l’article 9 de la convention franco-congolaise et est entachée d’une erreur d’appréciation du sérieux de ses études.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour administrative d’appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…), après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. (…) ».
2. Mme A..., ressortissante congolaise née le 27 mars 1998, entrée en France le 30 octobre 2022 munie d’un visa de long séjour valant titre de séjour portant la mention « étudiant » et mise en possession d’une carte de séjour temporaire portant la même mention valable jusqu’au 31 octobre 2024, en a demandé le renouvellement. Par l’arrêté contesté du 28 avril 2025, le préfet du Val-d’Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Mme A... relève appel du jugement du 14 avril 2026 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande d’annulation de cet arrêté.
3. Aux termes de l’article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 : « Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d’effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l’autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l’article 4, justifier d’une attestation d’inscription ou de préinscription dans l’établissement d’enseignement choisi, ou d’une attestation d’accueil de l’établissement où s’effectue le stage ainsi que, dans tous les cas, de moyens d’existence suffisants. Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention « étudiant ». Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d’existence suffisants ». Pour l’application de ces stipulations, il appartient à l’autorité administrative, saisie d’une demande de renouvellement d’une carte de séjour présentée en qualité d’étudiant d’apprécier, sous le contrôle du juge de l’excès de pouvoir, la réalité et le sérieux des études poursuivies.
4. Il ressort des pièces du dossier qu’après avoir validé un diplôme de bachelor « chargé des ressources humaines » à l’issue de l’année universitaire 2022/2023, Mme A... a été inscrite en mastère « manager en ressources humaines » au titre de l’année 2023/2024, année qu’elle n’a pas validée, et de nouveau dans la même formation auprès d’un autre établissement d’enseignement au titre des années 2024 à 2026. Toutefois, la requérante, qui a produit peu de pièces relatives à ses études au soutien de sa demande et ne produit aucune pièce nouvelle en appel, hormis une promesse d’embauche en contrat d’apprentissage du 12 mai 2026 postérieure à l’arrêté contesté, ne justifie pas du sérieux de ses études par la seule production d’une attestation d’inscription et d’identifiants de connexion pour des formations à distance et une dizaine de feuilles d’émargement attestant de sa présence à des séances de formation de quelques heures au cours des mois de septembre à novembre 2023. Dans ces conditions, en refusant de renouveler le titre de séjour de l’intéressée, le préfet du Val-d’Oise n’a pas fait une inexacte application des stipulations de l’article 9 de la convention franco-congolaise.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête d’appel de Mme A... est manifestement dépourvue de fondement et peut être rejetée, selon la procédure prévue au dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d’injonction et celles tendant à ce qu’il soit fait application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B....
Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.
La magistrate désignée,
O. Dorion
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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