Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-26VE02631

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-26VE02631
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantDAHHAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Versailles d’annuler l’arrêté du 12 mars 2026 par lequel la préfète de l’Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans.

Par un jugement n° 2603634 du 24 juillet 2026, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 1er septembre 2026, M. A..., représenté par Me Dahhan, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) d’annuler cet arrêté ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente de la cour administrative d’appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 911-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatif aux appels dirigés contre les jugements statuant sur les demandes tendant à l’annulation des obligations de quitter le territoire français : « Le délai d’appel est d’un mois. Il court contre chaque partie à compter du jour où le jugement lui a été notifié. Cette notification mentionne la possibilité de faire appel et le délai dans lequel cette voie de recours peut être exercée. »

3. Il ressort du dossier de première instance que le jugement attaqué a été notifié à M. A... par lettre recommandée et que celle-ci mentionnait le délai d’appel d’un mois. Si le pli recommandé a été retourné au greffe du tribunal avec la mention « pli avisé non réclamé », M. A... est réputé en avoir régulièrement reçu notification à la date de sa vaine présentation, le 29 juillet 2026. Par suite, la requête d’appel enregistrée au greffe de la cour le 1er septembre 2026, après l’expiration du délai de recours contentieux d’un mois, est tardive et, dès lors, entachée d’une irrecevabilité manifeste insusceptible de régularisation.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.

La magistrate désignée,



O. Dorion

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.