jeudi 12 octobre 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 467136 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:467136.20231012 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP FOUSSARD, FROGER |
Vu la procédure suivante :
La société Safège a demandé au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, à titre principal, de condamner la communauté d'agglomération du grand Troyes à lui verser la somme de 3 813 766,60 euros et la somme de 63 272,60 euros correspondant au montant total des factures impayées, assorties des intérêts et de leur capitalisation, et d'annuler ou de constater la nullité de la résiliation du marché de maîtrise d'œuvre et du décompte de résiliation, à titre subsidiaire, de condamner la communauté d'agglomération à lui verser diverses sommes au titre de la réparation des préjudices subis et des factures impayées, assorties des intérêts et de leur capitalisation. A titre reconventionnel, la communauté d'agglomération du grand Troyes, devenue Troyes Champagne Métropole, a demandé au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne de condamner la société Safège à lui verser la somme de 1 987 062,48 euros au titre du solde du décompte de résiliation du marché de maîtrise d'œuvre conclu avec la demanderesse, assortie des intérêts. Par un jugement n° 1700447 du 2 juillet 2019, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les demandes de la société Safège et l'a condamnée à verser à Troyes Champagne Métropole la somme de 1 987 062,48 euros assortie des intérêts à compter du 11 janvier 2018.
Par un arrêt n° 19NC02746 du 29 juin 2022, la cour administrative d'appel de Nancy a, sur appel de la société Safège, annulé ce jugement et rejeté les demandes respectives de la société Safège et de Troyes Champagne Métropole.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 30 août et 1er décembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État, la société Safège demande au Conseil d'État :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de Troyes Champagne Métropole la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Alexandre Adam, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Foussard, Froger, avocat de la société Safège ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Safège soutient que la cour administrative d'appel de Nancy a :
- dénaturé les faits de l'espèce et les pièces du dossier en écartant l'exception de nullité ou d'inexistence du contrat de maîtrise d'œuvre ;
- commis une erreur de droit et, à tout le moins, dénaturé les faits de l'espèce et les pièces du dossier en jugeant que la circonstance que la durée du contrat la liant à Troyes Champagne Métropole était arrivée à terme ne libérait pas le titulaire de ses obligations et ne permettait pas de regarder sa mission comme achevée pour en déduire que le projet de décompte final qu'elle avait soumis le 2 septembre 2016 était prématuré ;
- inexactement qualifié ou, à tout le moins, dénaturé les faits de l'espèce ainsi que les pièces du dossier en retenant qu'elle n'avait pas exécuté l'ensemble de sa mission à la date du 30 juillet 2016 ;
- commis une erreur de droit et dénaturé les faits de l'espèce et les pièces du dossier en jugeant que le courrier du 19 décembre 2016 adressé à Troyes Champagne Métropole ne pouvait être regardé comme un mémoire de réclamation au sens et pour l'application de l'article 37 du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de prestations intellectuelles et en en déduisant que ses prétentions indemnitaires ainsi que sa contestation de la mesure de résiliation et du décompte de résiliation étaient irrecevables ;
- dénaturé les faits de l'espèce et les pièces du dossier en estimant que Troyes Champagne Métropole n'avait pas été valablement saisie d'une réclamation contestant le contenu du décompte de résiliation.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Safège n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Safège.
Copie en sera adressée à Troyes Champagne Métropole
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026