mercredi 11 octobre 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 469741 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:469741.20231011 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP L. POULET-ODENT |
Vu la procédure suivante :
L'entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) Tof-Découp a demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2017 par lequel le préfet des Deux-Sèvres s'est opposé à sa déclaration de création de trois plans d'eau dédiés à la pisciculture, d'une surface totale de 2,59 hectares, au lieu-dit Les Fortunières, sur le territoire de la commune de La Peyratte, ainsi que la décision du 19 décembre 2017 rejetant son recours gracieux contre cet arrêté.
Par un jugement n° 1800460 du 16 janvier 2020, le tribunal administratif a annulé cet arrêté et délivré à l'EIRL Tof-Découp une décision de non-opposition à sa déclaration.
Par un arrêt n° 20BX01025 du 18 octobre 2022, la cour administrative d'appel de Bordeaux a, sur appel de la ministre de la transition écologique et solidaire, annulé les articles 2, 3 et 4 de ce jugement et rejeté les demandes de première instance de l'EIRL Tof-Découp.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 16 décembre 2022 et 13 mars 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'EIRL Tof-Découp demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt en tant qu'il fait droit à l'appel de la ministre de la transition écologique et solidaire ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel de la ministre ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la Constitution, notamment son Préambule ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Cédric Fraisseix, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Stéphane Hoynck, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP L. Poulet-Odent, avocat de l'EIRL Tof-Découp ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 12 septembre 2023, présentée par l'EIRL Tof-Découp ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux qu'elle attaque, l'EIRL Tof-Découp soutient qu'il est entaché :
- de dénaturations des pièces du dossier et d'erreurs de droit en ce qu'il juge que son projet, qui n'a vocation à être alimenté que par des eaux de ruissellement, n'est pas compatible avec les orientations 1A, 1B et 1E du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Loire-Bretagne, en retenant que tout prélèvement sur les eaux de ruissellement serait contraire à ces orientations, en ne se plaçant pas à une échelle pertinente pour apprécier les effets de ce projet, en omettant de caractériser ses effets négatifs sur la ressource en eau et en retenant l'existence d'incidences sur la période d'étiage des cours d'eau situés à proximité ;
- de dénaturations des pièces du dossier et d'erreurs de droit en ce qu'il juge que son projet n'est pas compatible avec l'orientation 8B du SDAGE Loire-Bretagne, en se bornant à relever que le terrain d'assiette du projet comporte des zones humides sans vérifier si ces zones sont effectivement affectées par le projet, en ne prenant pas en compte les incidences limitées du projet à l'échelle de l'ensemble des zones humides présentes dans le bassin versant du Thouet et en retenant une incompatibilité du projet avec cette orientation alors qu'elle ne s'oppose pas à toute intervention en zones humides ;
- d'une erreur de droit en ce qu'il juge que l'orientation 1E du SDAGE Loire-Bretagne ne méconnaît pas le principe d'égalité alors que celle-ci omet de prendre en compte les spécificités de la pisciculture extensive.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'EIRL Tof-Découp n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'entreprise individuelle à responsabilité limitée Tof-Découp.
Copie en sera adressée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Délibéré à l'issue de la séance du 7 septembre 2023 où siégeaient : M. Cyril Roger-Lacan, assesseur, présidant ; Mme Suzanne von Coester, conseillère d'Etat et M. Cédric Fraisseix, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 11 octobre 2023.
Le président :
Signé : M. Cyril Roger-Lacan
Le rapporteur :
Signé : M. Cédric Fraisseix
La secrétaire :
Signé : Mme Angélique Rajaonarivelo
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026