jeudi 28 mars 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 470177 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:470177.20240328 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP FOUSSARD, FROGER |
Vu la procédure suivante :
Mme B A a demandé à la cour administrative d'appel de Paris de procéder à la liquidation provisoire de l'astreinte de 200 euros par jour de retard prononcée par l'arrêt n° 20PA00729 du 7 mai 2021 de cette même cour et de porter à 1 000 euros le montant de l'astreinte si le centre hospitalier intercommunal (CHI) de Villeneuve-Saint-Georges ne justifiait pas avoir exécuté l'injonction faite par le tribunal administratif de Melun du 25 janvier 2018 de proposer à Mme A une affectation correspondant à son grade au terme de sa mise à disposition auprès de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris. Par un arrêt n° 21PA06278 du 4 novembre 2022, la cour administrative d'appel de Paris a condamné le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges à verser la somme de 17 290 euros à l'Etat et la somme de 7 410 euros à Mme A au titre de la liquidation provisoire de l'astreinte prononcée par l'arrêt du 7 mai 2021.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un autre mémoire, enregistrés les 3 janvier, 29 mars et 26 février 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le CHI de Villeneuve-Saint-Georges demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de Mme A la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Hortense Naudascher, auditrice,
- les conclusions de M. Maxime Boutron, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Melka-Prigent-Drusch, avocat du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris qu'il attaque, le CHI de Villeneuve-Saint-Georges soutient qu'il est entaché :
- d'erreur de droit, de méconnaissance par le juge de son office et de dénaturation des pièces du dossier, en ce qu'il juge, après avoir recherché si l'affectation de l'intéressée était effective, que Mme A n'avait pas reçu d'affectation correspondant à son grade depuis l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 7 mai 2021 ;
- de dénaturation des pièces du dossier, d'erreur de droit et d'insuffisance de motivation, en ce qu'il juge que les faits invoqués par le centre hospitalier pour justifier de l'impossibilité d'exécuter l'injonction étaient antérieurs au jugement du 25 janvier 2018 ;
- d'erreur de droit, en ce qu'il juge, d'une part, que la suspension à titre conservatoire de Mme A ne pouvait faire échec à l'exécution du jugement du 25 janvier 2018 et, d'autre part, que le centre hospitalier n'expliquait pas en quoi la saisine de l'agence régionale de santé et du centre national de gestion des praticiens hospitaliers l'empêchait d'exécuter ce jugement.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée au centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges.
Copie en sera adressée à Mme B A.
Délibéré à l'issue de la séance du 29 février 2024 où siégeaient : M. Jean-Philippe Mochon, président de chambre, présidant ; Mme Sylvie Pellissier, conseillère d'Etat et Mme Hortense Naudascher, auditrice-rapporteure.
Rendu le 28 mars 2024.
Le président :
Signé : M. Jean-Philippe Mochon
La rapporteure :
Signé : Mme Hortense Naudascher
La secrétaire :
Signé : Mme Nathalie Pilet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026