LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 470757

Conseil d'État — Décision N° 470757

mercredi 23 avril 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier470757
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:470757.20250423
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation10ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête sommaire, un mémoire en réplique et un nouveau mémoire, enregistrés les 23 janvier et 26 juin 2023 et le 9 septembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association International Restitutions demande au Conseil d'Etat de déclarer inexistante la décision conjointe du général Charles Guillaume Cousin-Montauban, comte A et de l'Empereur Napoléon III par laquelle aurait été décidé le transfert en France des objets culturels issus du pillage du Palais d'Eté de Pékin en 1860, ainsi, par voie de conséquence, que tous les actes pris sur son fondement.

L'association soutient que :

- elle a intérêt pour agir en vertu de la modification de ses statuts publiée au Journal officiel de la République française du 6 décembre 2002 et, eu égard aux circonstances exceptionnelles, au titre de la gestion d'affaires au nom et pour le compte des ayants droit des victimes du pillage du Palais d'Eté de Pékin ; ;

- son président a qualité pour la représenter en justice ;

- le Conseil d'Etat est compétent pour connaître de sa requête soit en vertu de la Constitution du 14 janvier 1852 et du décret organique du 25 janvier 1852 sur le Conseil d'Etat, soit en vertu du 2° de l'article R. 311-1 du code de justice administrative ;

- la décision attaquée n'ayant pas été formalisée par écrit, elle justifie de l'impossibilité matérielle prévue à l'article R. 412-1 du code de justice administrative ;

- la décision d'envoyer par bateau une partie des objets issus du pillage du Palais d'Eté, en 1860, par le corps expéditionnaire français dans des caisses à destination de la France étant intervenu en violation du droit des gens, du droit coutumier international et en méconnaissance du point 119 de l'ordonnance du 3 mai 1832 sur le service des armées en campagne, elle constitue un acte d'une illégalité particulièrement grave, dont il convient de déclarer l'inexistence, ainsi que, par voie de conséquence, celle de tous les actes pris sur son fondement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2023, la ministre de la culture conclut au rejet de la requête. Elle soutient que la juridiction administrative est incompétente pour en connaître et, à titre subsidiaire, que la requête est irrecevable et que les moyens soulevés sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code du patrimoine ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative, " Le président de la section du contentieux et les présidents de chambre peuvent, par ordonnance : () 1° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".

2. En premier lieu, la circonstance que l'association International Restitutions se soit donnée pour objet statutaire, à la suite de son assemblée générale du 23 novembre 2022, " de protéger le patrimoine culturel mobilier afin qu'il reste à disposition des populations autochtones dans le lieu ou le pays d'origine de création de manière à conserver, affirmer et promouvoir leur identité culturelle et la puissance créatrice de leur histoire ", d'obtenir, en vue de réaliser cet objectif " l'annulation ou la constatation de l'inexistence de tout acte ayant conduit à l'incorporation au domaine public de tout musée ou l'établissement tant français qu'étranger de tout bien culturel spolié, acquis ou approprié frauduleusement, irrégulièrement ou illégitimement de manière directe ou indirecte, tant par des personnes privées que par des États ou personnes morales de droit public, en particulier, mais non exclusivement, à l'occasion des différentes périodes de conflits armés ou de colonisation " et qu'elle se soit donné pour mission " de protéger le patrimoine culturel mobilier tant français qu'étranger " n'est pas de nature à lui conférer un intérêt lui donnant qualité pour introduire devant le juge de l'excès de pouvoir une action qui ne saurait tendre, sous couvert de contester la décision de transfert en France des objets culturels issus du pillage du Palais d'Eté de Pékin en 1860, qu'à la remise en cause de l'appartenance de ces biens au domaine public mobilier de l'Etat en vue d'obtenir leur restitution à des tiers, seuls ces derniers ayant intérêt, le cas échéant, à introduire une action en justice à cette fin. L'association ne saurait davantage soutenir qu'elle aurait vocation à représenter ces personnes au titre de la " gestion d'affaires ". La requête de l'association " International Restitutions " est donc, à ce premier titre, manifestement irrecevable.

3. En second lieu, des conclusions tendant à ce que soient déclarées nulles et non avenues par le juge administratif des " décisions " qui auraient concouru, sous le Second Empire, à l'incorporation de biens dans le domaine de la Couronne, biens qui font désormais partie du domaine public mobilier de l'Etat, sont manifestement irrecevables.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de l'association International Restitutions doit être rejetée par application des dispositions du 2° de l'article R. 122-12 du code de justice administrative, y compris ses conclusions tendant à l'annulation par voie de conséquence des actes qui auraient été pris sur le fondement de cette " décision ".

O R D O N N E :

--------------

Article 1er : La requête de l'association International Restitutions est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association International Restitutions et à la ministre de la culture.

Fait à Paris, le 23 avril 2025

Le président : Bertrand Dacosta

La République mande et ordonne au Premier ministre en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions