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AccueilJurisprudence administrativeN° 476280

Conseil d'État — Décision N° 476280

vendredi 3 mai 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier476280
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:476280.20240503
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation5ème chambre jugeant seule

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté par lequel le maire de Cannes a prononcé à son encontre une exclusion temporaire de deux ans et d'enjoindre au maire de Cannes de procéder à sa réintégration. Par un jugement n° 1902901 du 9 mars 2022, le tribunal administratif a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 22MA01288 du 2 juin 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par M. B contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 25 juillet et 20 octobre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Cannes la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n°89-677 du 18 septembre 1989 ;

- le code de justice administrative

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Carole Hentzgen, auditrice,

- les conclusions de M. Maxime Boutron, rapporteur public.

La parole ayant été donnée, après les conclusions, au Cabinet Rousseau, Tapie, avocat de M. B.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille qu'il attaque, M. B soutient qu'il est entaché :

- d'irrégularité, en ce que la cour a prononcé la clôture de l'instruction avant qu'il n'ait produit de mémoire en réplique et alors que le délai fixé pour ce faire n'était pas expiré ;

- d'irrégularité, en raison de l'absence de clarté et de cohérence des délais que la cour administrative d'appel a fixés aux parties au cours de l'instruction ;

- d'omission de réponse au moyen tiré de l'absence de communication du rapport d'enquête administrative et de ses annexes ;

- d'erreur de droit, en ce qu'il écarte comme inopérant le moyen tiré du respect des droits de la défense au cours de l'enquête administrative ;

- d'erreur de droit, en ce qu'il juge qu'il aurait adopté une attitude intimidante vis-à-vis de plusieurs de ses collègues ;

- de dénaturation des faits, en ce qu'il estime qu'il a commis des actes de harcèlement sexuel à l'encontre de plusieurs de ses collègues ;

Il soutient enfin que la cour administrative d'appel a retenu une sanction hors de proportion avec les faits qui lui sont reprochés.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée à la commune de Cannes.

Délibéré à l'issue de la séance du 2 avril 2024 où siégeaient : M. Jean-Philippe Mochon, président de chambre, présidant ; M. Alain Seban, conseiller d'Etat et Mme Carole Hentzgen, auditrice-rapporteure.

Rendu le 3 mai 2024.

Le président :

Signé : M. Jean-Philippe Mochon

La rapporteure :

Signé : Mme Carole Hentzgen

La secrétaire :

Signé : Mme Anne-Lise Calvaire

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