mardi 5 novembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 489203 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:489203.20241105 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER |
Vu la procédure suivante :
M. Q U, Mme R M, Mme N W, Mme S I, M. D F, Mme O B, M. J E, Mme A H, Mme V G, M. P G, M. C K et Mme L T ont demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 3 novembre 2022 par lequel le maire de Saint-Chaffrey a délivré à la société Vaillant 26 un permis de construire valant permis de démolir pour la réalisation d'un ensemble immobilier. Par une ordonnance n° 2303989 du 14 juin 2023, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la quatrième chambre du tribunal administratif a rejeté leur demande.
Par une ordonnance n° 23MA01554 du 1er septembre 2023, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre de la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par ces requérants contre l'ordonnance du tribunal administratif de Marseille.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 novembre 2023 et 2 février 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. Q U, Mme R M, Mme N W, Mme S I, M. J E, M. C K et Mme L T demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler l'ordonnance du 1er septembre 2023 ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Chaffrey la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
En application des dispositions de l'article R. 822-5-1 du code de justice administrative, l'avocat des requérants a été informé que la décision du Conseil d'Etat était susceptible d'être prise en application de l'article R. 822-5 du même code.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes du quatrième alinéa de l'article R. 822-5 du même code : " Lorsque le pourvoi est dirigé contre une décision rendue en appel, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre s'il est manifestement dépourvu de fondement ".
2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance du président de la 1ère chambre de la cour administrative d'appel de Marseille qu'ils attaquent, M. U et autres soutiennent qu'elle est entachée :
- d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit en ce qu'elle ne recherche pas si l'obligation de notifier le recours figurait sur le panneau d'affichage du permis de construire ;
- d'erreur de droit en ce qu'elle ajoute aux dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme une condition qu'elles ne prévoient pas, en exigeant que les requérants produisent devant la juridiction de première instance la preuve de la notification de leur recours ;
- de méconnaissance de l'article 6 paragraphe 1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce qu'elle juge le recours irrecevable pour défaut de production des justificatifs de notification de leurs recours devant la juridiction de première instance et en ce qu'elle les prive de la possibilité de produire en appel ces justificatifs alors qu'ils n'ont pas été en mesure de les présenter en première instance ;
- d'erreur de droit en ce qu'elle juge leur appel manifestement irrecevable, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, alors que la preuve de la notification exigée à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme était produite en appel et qu'il n'était pas constaté que l'affichage du permis sur le terrain était régulier.
3. Il est manifeste qu'aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
O R D O N N E :
Article 1er : Le pourvoi de M. U et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. U, premier requérant dénommé.
Copie en sera adressée à la commune de Saint-Chaffrey et à la société Vaillant 26.
Fait à Paris, le 5 novembre 2024
Signé : Jean-Philippe Mochon
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Bernard Longieras
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026