vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 489968 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:489968.20241025 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BOUCARD-MAMAN |
Vu la procédure suivante :
La SARL Greenfee a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 11 juillet 2019 par lequel le maire de Vernouillet (Yvelines) a refusé de lui délivrer un permis d'aménager pour six lots, dont cinq à bâtir, sur trois parcelles situées sur le territoire communal, ainsi que la décision du 25 octobre 2019 rejetant son recours gracieux.
Par un jugement n° 1909887 du 1er octobre 2021, le tribunal administratif de Versailles a annulé ces décisions et enjoint au maire de Vernouillet de délivrer à la SARL Greenfee le permis d'aménager sollicité dans un délai de trois mois à compter de la notification de son jugement.
Par un arrêt n° 21VE03205-21VE03207 du 27 octobre 2023, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté l'appel formé contre ce jugement par la commune de Vernouillet et jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant à ce qu'il soit sursis à son exécution.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 6 décembre 2023 et 5 mars 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Vernouillet demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de la société Greenfee la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Julien Eche, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Delamarre, Jéhannin, avocat de la commune de Vernouillet ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la commune de Vernouillet soutient que la cour administrative d'appel de Versailles a :
- dénaturé les pièces du dossier et commis une erreur de droit au regard des dispositions de l'article 3.2 du règlement des zones UHa et N du plan local d'urbanisme relatives aux accès en retenant, pour écarter le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions, que la sente des Cours d'en bas est ouverte à la circulation automobile et en état de viabilité et que le passage des véhicules lourds y serait possible ;
- méconnu la portée de ses écritures et dénaturé les pièces du dossier en relevant, pour écarter comme inopérant le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 11 du règlement des zones UHa et N du plan local d'urbanisme relatives aux atteintes au caractère ou à l'intérêt des lieux, que son maire ne s'était pas fondé sur ces dispositions pour rejeter la demande de la société Greenfee et que les dispositions du projet d'aménagement et de développement durable du plan local d'urbanisme ne sont pas opposables aux autorisations de construire ;
- commis une erreur de droit au regard des dispositions de l'article 11 du règlement des zones UHa et N du plan local d'urbanisme et dénaturé les pièces du dossier en retenant qu'il n'en ressortait pas que le lotissement projeté concourrait à la densification de l'habitat dans des proportions qui porteraient atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ni qu'il méconnaîtrait la vocation du secteur UHa d'accueillir de l'habitat pavillonnaire diffus ;
- commis une erreur de droit au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et dénaturé les pièces du dossier en retenant, par adoption des motifs du jugement attaqué, que la desserte du terrain ne présente pas de risque pour la sécurité des usagers de la voie publique ;
- commis une erreur de droit au regard du plan de zonage du règlement du plan local d'urbanisme et dénaturé les pièces du dossier en estimant qu'elle n'aurait pas pris la même décision si elle s'était fondée sur le motif tiré de ce que le projet méconnaît la bande d'inconstructibilité en lisière de massif forestier de plus de 100 hectares édictée par ce document.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la commune de Vernouillet n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Vernouillet.
Copie en sera adressée à la société Greenfee.
Délibéré à l'issue de la séance du 10 octobre 2024 où siégeaient : Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat, présidant ; M. Jean-Yves Ollier, conseiller d'Etat et M. Julien Eche, maître des requêtes-rapporteur.
Rendu le 25 octobre 2024.
La présidente :
Signé : Mme Anne Courrèges
Le rapporteur :
Signé : M. Julien Eche
Le secrétaire :
Signé : M. Guillaume Auge
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026