LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 490021

Conseil d'État — Décision N° 490021

mardi 19 décembre 2023

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier490021
ECLIECLI:FR:CEORD:2023:490021.20231219
TypeDécision
PublicationC
FormationJuge des référés

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B A a demandé au juge des référés du tribunal administratif de la Guyane, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 21 novembre 2023 par lequel le préfet de la Guyane a émis à son encontre une interdiction d'embarquer à bord d'un aéronef au départ de l'aéroport de Cayenne Felix Eboué pour une durée de cinq jours. Par une ordonnance n° 2302087 du 25 novembre 2023, le juge des référés du tribunal administratif de la Guyane a rejeté sa demande.

Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A doit être regardé comme demandant au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'annuler l'ordonnance du 25 novembre 2023 du juge des référés du tribunal administratif de la Guyane ;

2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 21 novembre 2023 du préfet de la Guyane ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 200 euros eu égard aux préjudices qu'il estime avoir subis

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite ;

- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la Constitution ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Par un arrêté du 21 novembre 2023, le préfet de la Guyane a interdit à M. A d'embarquer dans un aéronef au départ de l'aéroport de Cayenne pour une durée de cinq jours en motivant sa décision par une " forte probabilité pour que M. C participe au trafic de stupéfiants à destination de l'Hexagone ". Par une ordonnance du 25 novembre 2023, le juge des référés du tribunal administratif de la Guyane, saisi par M. A le 23 novembre 2023 sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de l'intéressé tendant à la suspension de l'exécution de cet arrêté.

3. L'arrêté litigieux, notifié le 21 novembre 2023 à M. A et dont la durée a été fixée à cinq jours, a épuisé ses effets le 26 novembre dernier, date à laquelle l'intéressé indique avoir embarqué sur un vol au départ de l'aéroport de Cayenne et à destination de Paris. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à sa suspension.

Sur les conclusions indemnitaires :

4. Il n'appartient pas au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de se prononcer sur des conclusions indemnitaires qui sont, par suite, manifestement irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

------------------

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A dirigées contre l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de la Guyane du 25 novembre 2023, et contre l'arrêté du 21 novembre 2023 du préfet de la Guyane.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M.A est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de la Guyane.

Fait à Paris, le 19 décembre 2023

Signé : Cyril Roger-Lacan

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669

03/08/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953

03/08/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 518409

03/08/2026

← Retour aux décisions