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AccueilJurisprudence administrativeN° 490701

Conseil d'État — Décision N° 490701

mercredi 17 juillet 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier490701
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:490701.20240717
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation6ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B A et la société A sécurité privée ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montpellier, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision en date du 6 novembre 2023 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer à M. A l'agrément dirigeant sollicité et d'enjoindre au CNAPS de délivrer l'agrément sollicité dans un délai de dix jours à compter de la notification de la décision à intervenir. Par une ordonnance n° 2307216 du 22 décembre 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 5 et 19 janvier 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État, M. A et autre demandent au Conseil d'État :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Par un courrier du 2 juillet 2024, en application des dispositions de l'article R. 822-5-1 du code de justice administrative, M. A et autre ont été informés que la décision du Conseil d'État était susceptible d'être prise en application de l'article R. 822-5 du même code.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes de l'article R. 822-5 du même code : " () Lorsqu'ils sont dirigés contre une décision rendue en premier et dernier ressort, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas admettre : () 3° Les pourvois manifestement dépourvu de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V () ".

2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Montpellier qu'ils attaquent, M. A et autre soutiennent qu'elle est entachée :

- d'erreur de droit, en ce qu'elle ne retient pas le vice d'incompétence soulevée comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision ;

- d'erreur de droit, en ce qu'elle ne retient pas le non-respect du principe du contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision ;

- d'erreur de droit en ce qu'elle ne retient pas l'irrégularité de la prise en compte des informations contenues dans le fichier de traitement d'antécédents judiciaires comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision ;

- d'erreur de droit, en ce qu'elle ne retient pas le non-respect de l'article 40-29 du code de procédure pénale comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

3. Il est manifeste qu'aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

O R D O N N E :

Article 1er : Le pourvoi de M. A et autre n'est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la société A sécurité privée.

Copie en sera adressée au conseil national des activités privées de sécurité.

Fait à Paris, le 17 juillet 2024

Signé : Mme D C

La République mande et ordonne au ministre l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux,

par délégation : Marie-Adeline Allain

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