jeudi 12 juin 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 490752 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:490752.20250612 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au tribunal administratif d'Amiens d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 21 janvier 2020 par laquelle la ministre chargée du travail a, d'une part, retiré sa décision implicite de rejet née le 20 décembre 2019 du silence gardé sur le recours hiérarchique de la société Nutrimaine contre la décision du 12 juillet 2019 par laquelle l'inspecteur du travail de la section n° 6 de l'unité de contrôle n° 2 de l'unité départementale de la Somme a refusé d'autoriser son licenciement, d'autre part, annulé la décision de l'inspecteur du travail, enfin, autorisé son licenciement. Par un jugement n° 2000867 du 5 mai 2022, le tribunal administratif a annulé cette décision.
Par un arrêt n° 22DA01402 du 21 novembre 2023, la cour administrative d'appel de Douai a, sur appel de la société Nutrimaine, annulé ce jugement et rejeté la demande présentée par M. B devant le tribunal administratif d'Amiens.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 9 janvier et 9 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel de la société Nutrimaine ;
3°) de mettre à la charge de la société Nutrimaine la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Laurent Cabrera, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Jean-François de Montgolfier, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Thouvenin, Coudray, Grevy, avocat de M. B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Douai qu'il attaque, M. B soutient qu'il est entaché :
- d'erreur de droit en ce qu'il retient, pour considérer comme établi le motif économique retenu par la ministre chargée du travail pour autoriser son licenciement, tiré de la sauvegarde de la compétitivité de l'entreprise, un secteur d'activité erroné, en se fondant sur la circonstance que la stabilité du chiffre d'affaires de la société Nutrimaine s'explique par le développement de pâtes à tartiner et de capsules qui ne sont pas produites par l'usine de Faverolles ;
- d'erreur de droit en ce qu'il se fonde, pour considérer comme établi le motif économique retenu par la ministre chargée du travail pour autoriser son licenciement, sur la circonstance que la société Nutrimaine dispose d'un budget publicitaire très inférieur à celui de ses deux concurrents directs ;
- d'erreur de droit en ce qu'il se fonde, pour considérer comme établi le motif économique retenu par la ministre chargée du travail pour autoriser son licenciement, sur la circonstance que la société Nutrimaine s'est trouvée dans l'impossibilité de répondre à un appel d'offres ;
- d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'il juge établi le motif économique retenu par la ministre chargée du travail pour autoriser son licenciement.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée à la société Nutrimaine et à la ministre du travail, de la santé des solidarités et des familles.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026