lundi 9 septembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 490981 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:490981.20240909 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP FOUSSARD, FROGER |
Vu la procédure suivante :
L'association France Nature Environnement Paris, l'association SOS Paris, l'association Les amis du Champ-de-Mars et l'association Société pour la protection des paysages et de l'esthétique en France, ainsi que Mme F A, M. E C, Mme D B et M. G B ont demandé à la cour administrative d'appel de Paris d'annuler pour excès de pouvoir le permis de construire n° PC 075 107 20 V0034 du 7 avril 2022 accordé par la maire de Paris à la société PariSeine pour les aménagements paysagers dans le périmètre de la Tour Eiffel, ou, à titre subsidiaire, de l'annuler en tant qu'il autorise la création de deux pavillons de bagagerie, ou en tant qu'il autorise l'extension en sous-sol des piliers Nord et Ouest pour des bureaux à destination de la société d'exploitation de la Tour Eiffel.
Par un arrêt nos 22PA02637, 22PA02653 du 16 novembre 2023, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté cette requête.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 janvier et 17 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association France Nature Environnement Paris, l'association SOS Paris, l'association Les amis du Champ-de-Mars, et l'association Société pour la protection des paysages et de l'esthétique en France demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leurs conclusions ;
3°) de mettre à la charge de la Ville de Paris et de la société PariSeine la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2018-202 du 26 mars 2018 ;
- le décret n° 2018-1249 du 26 décembre 2018 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Antoine Berger, auditeur,
- les conclusions de M. Nicolas Agnoux, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Meier-Bourdeau, Lecuyer et associés, avocat de l'association France Nature Environnement Paris et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris qu'elles attaquent, l'association France Nature Environnement Paris et autres soutiennent que cet arrêt est entaché :
- d'irrégularité faute de répondre à leurs critiques dirigées contre le choix de recourir à la procédure dérogatoire de participation du public ;
- d'une insuffisance de motivation, d'une erreur de droit et d'une dénaturation des pièces du dossier en ce que la cour a jugé que l'étude d'impact ne pouvait être regardée comme insuffisante s'agissant de la construction projetée de deux bagageries, au regard des dispositions du 7° du II de l'article R. 122-5 du code de l'environnement ;
- d'une erreur de droit en ce que la cour, pour écarter l'erreur manifeste d'appréciation de la maire de Paris au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, a considéré que les deux bagageries projetées ne portaient pas atteinte aux perspectives monumentales du Champ-de-Mars, en déniant la qualification de perspectives monumentales aux vues latérales sur la Tour Eiffel ;
- d'une erreur de qualification juridique des faits, ou à tout le moins d'une dénaturation des pièces du dossier, en ce que la cour, pour écarter le grief tiré de la méconnaissance de l'article UV 1 c) du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatif aux occupations et utilisations du sol interdites, d'une part, a considéré que les vues latérales sur le site au niveau des bagageries ne pouvaient être regardées comme des perspectives visuelles importantes au sens de l'article L. 612-1 du code du patrimoine et, d'autre part, n'a pas pris en considération l'atteinte aux perspectives, depuis l'intérieur du site, sur les immeubles et hôtels particuliers situés de part et d'autre du Champ-de-Mars.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association France Nature Environnement Paris et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association France Nature Environnement Paris, désignée représentante unique pour l'ensemble des associations requérantes.
Copie en sera adressée à la Ville de Paris et à la société PariSeine.
Délibéré à l'issue de la séance du 15 juillet 2024 où siégeaient : Mme Isabelle de Silva, présidente de chambre, présidant ; M. Cyril Roger-Lacan, conseiller d'Etat et M. Antoine Berger, auditeur-rapporteur.
Rendu le 9 septembre 2024.
La présidente :
Signé : Mme Isabelle de Silva
Le rapporteur :
Signé : M. Antoine Berger
La secrétaire :
Signé : Mme Angélique Rajaonarivelo
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026