LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 491331

Conseil d'État — Décision N° 491331

mardi 13 février 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier491331
ECLIECLI:FR:CEORD:2024:491331.20240213
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge des référés
Avocat requérantSCP FOUSSARD, FROGER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 30 janvier 2024 et 8 février 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B A demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision du 6 décembre 2023 par laquelle le jury du troisième concours d'entrée à l'Institut national du service public (INSP) ne l'a pas déclaré admis ;

2°) d'enjoindre à la directrice de l'Institut national du service public de réorganiser l'épreuve d'admission d'entretien du troisième concours d'entrée à l'Institut national du service public puis de convoquer le jury pour qu'il délibère sur sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Institut national du service public la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que, d'une part, la décision attaquée fait obstacle à son projet de reconversion professionnelle, ce qui impacte sa santé psychologique et sa situation financière et, d'autre part, le début de la formation qu'il souhaite suivre à l'Institut national du service public est imminente ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ;

- le jury a méconnu le principe d'impartialité en lui attribuant la note de 01/20 à l'épreuve orale d'entretien, celle-ci constituant une sanction déguisée de la fraude dont il a été soupçonné lors d'une épreuve écrite, permettant à l'administration de refuser son admission à l'Institut national du service public sans avoir à engager une procédure disciplinaire ;

- le séquencement de l'épreuve orale d'entretien en trois phases n'a pas été respecté ;

- le principe d'égalité dans l'accès aux emplois publics a été méconnu eu égard au traitement discriminatoire dont il a fait l'objet de la part du jury en raison de son âge.

Par un mémoire en défense et un nouveau mémoire enregistrés les 6 et 8 février 2024, l'Institut national du service public conclut au rejet de la requête. Il soutient que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la Constitution, notamment son Préambule ;

- l'arrêté du 21 mars 2023 fixant les modalités d'organisation, la nature, la durée, les coefficients et le programme des épreuves des concours d'entrée à l'Institut national du service public et les modalités d'organisation des concours d'accès aux cycles préparatoires au concours interne et au troisième concours ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir convoqué à une audience publique, d'une part, M. A, d'autre part, l'Institut national du service public et le ministre de la transformation et de la fonction publiques ;

Ont été entendus lors de l'audience publique du 8 février 2024, à 14 heures :

- Me Froger, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, avocat de l'Institut national du service public ;

- la représentante de l'Institut national du service public ;

- M. A ;

- le représentant de M. A ;

à l'issue de laquelle la juge des référés a prononcé la clôture de l'instruction.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

2. Pour demander au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 6 décembre 2023 par laquelle le jury du troisième concours d'entrée à l'Institut national du service public a fixé la liste des candidats admis en tant que celle-ci ne l'a pas déclaré admis, M. A soutient que le jury a méconnu le principe d'impartialité en lui attribuant la note de 01/20 à l'épreuve orale d'entretien, celle-ci constituant une sanction déguisée de la fraude dont il a été soupçonné lors d'une épreuve écrite, permettant à l'administration de refuser son admission à l'Institut national du service public sans avoir à engager une procédure disciplinaire, que le séquencement de l'épreuve orale d'entretien en trois phases n'a pas été respecté, et que le principe d'égalité dans l'accès aux emplois publics a été méconnu eu égard au traitement discriminatoire dont il a fait l'objet de la part du jury en raison de son âge. En l'état de l'instruction, aucun de ces moyens n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence, la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

------------------

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à l'Institut national du service public.

Copie en sera adressée au ministre de la transformation et de la fonction publiques.

Fait à Paris, le 13 février 2024

Signé : Célia Vérot

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions