mardi 13 février 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 491331 |
| ECLI | ECLI:FR:CEORD:2024:491331.20240213 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SCP FOUSSARD, FROGER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 30 janvier 2024 et 8 février 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B A demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision du 6 décembre 2023 par laquelle le jury du troisième concours d'entrée à l'Institut national du service public (INSP) ne l'a pas déclaré admis ;
2°) d'enjoindre à la directrice de l'Institut national du service public de réorganiser l'épreuve d'admission d'entretien du troisième concours d'entrée à l'Institut national du service public puis de convoquer le jury pour qu'il délibère sur sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Institut national du service public la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que, d'une part, la décision attaquée fait obstacle à son projet de reconversion professionnelle, ce qui impacte sa santé psychologique et sa situation financière et, d'autre part, le début de la formation qu'il souhaite suivre à l'Institut national du service public est imminente ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ;
- le jury a méconnu le principe d'impartialité en lui attribuant la note de 01/20 à l'épreuve orale d'entretien, celle-ci constituant une sanction déguisée de la fraude dont il a été soupçonné lors d'une épreuve écrite, permettant à l'administration de refuser son admission à l'Institut national du service public sans avoir à engager une procédure disciplinaire ;
- le séquencement de l'épreuve orale d'entretien en trois phases n'a pas été respecté ;
- le principe d'égalité dans l'accès aux emplois publics a été méconnu eu égard au traitement discriminatoire dont il a fait l'objet de la part du jury en raison de son âge.
Par un mémoire en défense et un nouveau mémoire enregistrés les 6 et 8 février 2024, l'Institut national du service public conclut au rejet de la requête. Il soutient que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la Constitution, notamment son Préambule ;
- l'arrêté du 21 mars 2023 fixant les modalités d'organisation, la nature, la durée, les coefficients et le programme des épreuves des concours d'entrée à l'Institut national du service public et les modalités d'organisation des concours d'accès aux cycles préparatoires au concours interne et au troisième concours ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir convoqué à une audience publique, d'une part, M. A, d'autre part, l'Institut national du service public et le ministre de la transformation et de la fonction publiques ;
Ont été entendus lors de l'audience publique du 8 février 2024, à 14 heures :
- Me Froger, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, avocat de l'Institut national du service public ;
- la représentante de l'Institut national du service public ;
- M. A ;
- le représentant de M. A ;
à l'issue de laquelle la juge des référés a prononcé la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Pour demander au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 6 décembre 2023 par laquelle le jury du troisième concours d'entrée à l'Institut national du service public a fixé la liste des candidats admis en tant que celle-ci ne l'a pas déclaré admis, M. A soutient que le jury a méconnu le principe d'impartialité en lui attribuant la note de 01/20 à l'épreuve orale d'entretien, celle-ci constituant une sanction déguisée de la fraude dont il a été soupçonné lors d'une épreuve écrite, permettant à l'administration de refuser son admission à l'Institut national du service public sans avoir à engager une procédure disciplinaire, que le séquencement de l'épreuve orale d'entretien en trois phases n'a pas été respecté, et que le principe d'égalité dans l'accès aux emplois publics a été méconnu eu égard au traitement discriminatoire dont il a fait l'objet de la part du jury en raison de son âge. En l'état de l'instruction, aucun de ces moyens n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence, la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à l'Institut national du service public.
Copie en sera adressée au ministre de la transformation et de la fonction publiques.
Fait à Paris, le 13 février 2024
Signé : Célia Vérot
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026