mercredi 13 novembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 491532 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:491532.20241113 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 10ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP FOUSSARD, FROGER |
Vu la procédure suivante :
M. C A et M. B A ont demandé au tribunal administratif de la Martinique d'annuler pour excès de pouvoir la délibération du 21 janvier 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de La Trinité (Martinique) a approuvé la révision du plan local d'urbanisme et, subsidiairement, d'annuler cette délibération en tant qu'elle classe une parcelle cadastrée en zone naturelle et en espace boisé. Par un jugement n° 2100202 du 9 juin 2022, le tribunal administratif de la Martinique a rejeté leur demande.
Par un arrêt n° 22BX02226 du 7 décembre 2023, la cour administrative d'appel de Bordeaux a, sur appel de MM. A, annulé le jugement en tant qu'il a statué sur le classement de leur parcelle en zone N 1 et, statuant par la voie de l'évocation, rejeté leurs conclusions relatives à ce même classement ainsi que le surplus de leurs conclusions.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 6 février et 3 mai 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, MM. A demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt en tant qu'il n'a pas intégralement fait droit à leurs conclusions;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leurs conclusions devant la cour administrative d'appel ;
3°) de mettre à la charge de la commune de La Trinité la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Bruno Delsol, conseiller d'Etat,
- les conclusions de Mme Esther de Moustier, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Le Guerer, Bouniol-Brochier, avocat de MM. A ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux qu'ils attaquent, MM. A soutiennent qu'il est entaché :
- d'irrégularité en ce qu'il méconnaît le principe du contradictoire en se fondant sur des faits qui n'avaient pas été soulevés en défense pour écarter le moyen tenant à l'erreur manifeste d'appréciation entachant le classement en zone N1 de la parcelle concernée ;
- de dénaturation en ce qu'il estime que la parcelle est un réservoir de biodiversité terrestre et peut être regardée comme un espace remarquable à préserver au sens du règlement du plan local d'urbanisme ;
- d'erreur de droit en ce qu'il juge que la notion d'espace remarquable visée par le plan local d'urbanisme au titre de la zone N1 ne doit pas être interprétée au regard des dispositions de l'article L. 121-23 du code de l'urbanisme ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il écarte le moyen tenant à l'erreur manifeste d'appréciation dont procède le classement en zone N1 de la parcelle concernée ;
- de dénaturation des pièces du dossier et d'insuffisance de motivation en ce qu'il écarte le moyen tiré de l'insuffisance du rapport de présentation ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il écarte le moyen tiré de ce que le zonage litigieux présente une incohérence avec le projet d'aménagement et de développement durable et les orientations d'aménagement et de programmation ;
- d'erreur de droit en ce qu'il s'abstient de prendre en considération les éléments de contexte relatifs à l'insertion de la parcelle au sein d'un secteur déjà urbanisé pour apprécier l'erreur manifeste d'appréciation tenant au classement de leur parcelle en espace boisé ;
- de dénaturation des pièces du dossier et d'insuffisance de motivation en ce qu'il écarte le moyen tiré de l'atteinte au principe d'égalité devant la loi alors que d'autres parcelles non bâties comparables, situées à proximité immédiate, ont fait l'objet d'un autre classement.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de MM. A n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C A et à M. B A.
Copie en sera adressée à la commune de La Trinité.
Délibéré à l'issue de la séance du 10 octobre 2024 où siégeaient : Mme Rozen Noguellou, conseillère d'Etat, présidant ; M. Olivier Yeznikian, conseiller d'Etat et M. Bruno Delsol, conseiller d'Etat-rapporteur.
Rendu le 13 novembre 2024.
La présidente :
Signé : Mme Rozen Noguellou
Le rapporteur :
Signé : M. Bruno Delsol
La secrétaire :
Signé : Mme Sylvie Leporcq
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026