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AccueilJurisprudence administrativeN° 491956

Conseil d'État — Décision N° 491956

mardi 26 novembre 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier491956
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:491956.20241126
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème chambre jugeant seule

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. C A a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler l'arrêté du 24 mai 2022 par lequel la préfète du Gard lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans.

Par un jugement n° 2201594 du 6 juillet 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 22TL21752 du 19 décembre 2023, la cour administrative d'appel de Toulouse a rejeté l'appel formé par M. A contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 février et 21 mai 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;

- l'accord de coopération en matière de justice entre la République française et la République du Mali du 9 mars 1962 ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Alexandre Trémolière, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Spinosi, avocat de M. A ;

Vu la note en délibéré, enregistrée le 8 novembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. A ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, M. A soutient que la cour administrative d'appel de Toulouse a :

- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en estimant que la préfète du Gard avait effectué un examen individualisé de sa situation personnelle et suffisamment motivé l'arrêté litigieux ;

- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en écartant le moyen tiré de la méconnaissance de son droit à être entendu préalablement à l'édiction de l'arrêté litigieux ;

- commis une erreur de droit en estimant qu'il ne pouvait utilement se prévaloir, d'une part, de la méconnaissance de l'article 24 de l'accord de coopération en matière de justice entre la République française et la République du Mali du 9 mars 1962 et de l'article 47 du code civil et, d'autre part, de l'inexactitude matérielle des faits dont l'arrêté litigieux serait entaché quant à sa minorité ;

- commis une erreur de droit et dénaturé les faits de l'espèce en estimant que l'arrêté litigieux ne portait pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.KLJ1N2BY

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