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AccueilJurisprudence administrativeN° 492818

Conseil d'État — Décision N° 492818

mercredi 10 juillet 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier492818
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:492818.20240710
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème chambre jugeant seule

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Lille de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de l'arrêté du 18 janvier 2023 et de l'arrêté du 24 août 2023 du maire de Liévin lui octroyant un congé de longue maladie, en tant qu'ils rejettent implicitement sa demande de congé de longue durée. Par une ordonnance n° 2310578 du 8 mars 2024, le juge des référés a rejeté sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 22 mars et 4 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) réglant l'affaire au titre de la procédure de référé, de faire droit à sa demande de suspension ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Liévin la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;

- l'arrêté du 14 mars 1986 relatif à la liste des maladies donnant droit à l'octroi de congés de longue maladie ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Cécile Isidoro, conseillère d'Etat,

- les conclusions de M. Thomas Pez-Lavergne, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de la Burgade, avocat de M. A B ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'il attaque, M. B soutient que le juge des référés du tribunal administratif de Lille a :

- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en jugeant que le moyen tiré de l'irrégularité des avis émis par le comité médical le 15 décembre 2022 et le comité médical supérieur le 20 juin 2023, faute d'avoir été précédés d'un examen par le médecin agréé, n'était pas de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés litigieux ;

- commis une erreur de droit en jugeant que le moyen tiré de ce qu'il remplissait les conditions pour être placé en congé de longue durée n'était pas de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés litigieux ;

- méconnu son office et statué irrégulièrement en rendant son ordonnance près de trois mois après la tenue de l'audience publique et deux mois après la clôture différée de l'instruction.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée à la commune de Liévin.

Délibéré à l'issue de la séance du 27 juin 2024 où siégeaient : M. Stéphane Verclytte, président de chambre, présidant ; Mme Sylvie Pellissier, conseiller d'Etat et Mme Cécile Isidoro, conseillère d'Etat-rapporteure.

Rendu le 10 juillet 2024.

Le président :

Signé : M. Stéphane Verclytte

La rapporteure :

Signé : Mme Cécile Isidoro

La secrétaire :

Signé : Mme Nathalie Martinez-Casanova

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