lundi 25 novembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 493204 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:493204.20241125 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
L'association Vents citoyens entre Saône et Salon, M. G D, M. A K, Mme L H, M. F H, M. C E, M. C J et Mme B I ont demandé à la cour administrative d'appel de Nancy d'annuler d'une part l'arrêté du 28 octobre 2019 du préfet de la Haute-Saône portant autorisation environnementale d'un parc éolien de la société CE Montureux sur le territoire de la commune de Montureux-et-Prantigny (Haute-Saône), et d'autre part l'arrêté du 28 octobre 2019 du préfet de la Haute-Saône portant autorisation environnementale d'un parc éolien de la société CE Sainte Appoline sur le territoire de la commune de Vereux (Haute-Saône).
Par un arrêt n° 20NC00527 du 21 février 2024, la cour administrative d'appel de Nancy a rejeté leur demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 8 avril et 5 juillet 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Vents citoyens entre Saône et Salon et autres, ainsi que Mme M H, venant aux droits de Mme L H, demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur demande ;
3°) de mettre à la charge solidaire de l'Etat et des sociétés CE Montureux et CE Sainte Appolline la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Laëtitia Malleret, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Frédéric Puigserver, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de la Burgade, avocat de l'association Vents citoyens entre Saône et Salon et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy qu'ils attaquent, l'association Vents citoyens entre Saône et Salon et autres soutiennent qu'il est entaché :
- d'une insuffisance de motivation, en omettant de viser et de répondre au moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, les sociétés pétitionnaires n'ayant pas sollicité la délivrance d'une dérogation " espèces protégées " ;
- d'une irrégularité en ne tenant pas compte de la note en délibéré produite le 9 février 2024 ;
- d'une erreur de droit, ou à tout le moins d'une dénaturation des pièces du dossier, en jugeant que le volet avifaunistique de l'étude d'impact ne souffre d'aucune insuffisance ;
- d'une erreur de droit et d'une insuffisance de motivation, en s'abstenant de vérifier si les lacunes du volet avifaunistique de l'étude d'impact n'ont pas eu pour effet de nuire à l'information de la population ou si elles ont été de nature à exercer une influence sur la décision de l'autorité administrative ;
- d'une dénaturation des pièces du dossier en jugeant que le projet ne méconnaît pas les intérêts protégés par l'article L. 511-1 du code de l'environnement relatifs à la conservation des sites patrimoniaux et des monuments historiques ainsi qu'au cadre de vie ;
- d'une dénaturation des pièces du dossier et d'une contradiction de motifs en jugeant que le site d'implantation du projet ne peut être regardé comme présentant un caractère remarquable ou présentant une qualité particulière.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association Vents citoyens entre Saône et Salon et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association Vents citoyens entre Saône et Salon, première dénommée, pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la société CE Montureux, à la société CE Sainte Appolline, et à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques.TGA6S66N
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026